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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 16:23

http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20170718.OBS2265/adama-traore-serait-mort-avant-l-arrivee-des-secours.html

Les médecins venus porter secours à Adama Traoré à la gendarmerie de Persan, il y a un an jour pour jour, ne disposaient pas des informations permettant de tout mettre en œuvre pour ramener à la vie le jeune homme de 24 ans retrouvé gisant mort sur le sol. Ils affirment avoir été "envoyés sur un faux truc", avec un "bilan" qui ne correspond pas à la réalité.

Pendant qu’ils interviennent le 19 juillet 2016, les médecins se disent "un peu surpris là, en fait" de découvrir la victime en arrêt cardio-respiratoire, alors qu’ils ont seulement été informés - sans qu'on sache par qui - d’une "crise convulsive, durée trois minutes" avec "antécédent épilepsie". Ils comprennent aussi qu’Adama Traoré est en fait mort avant l’arrivée de tout secours.

C’est ce que révèle une nouvelle expertise technique sur les enregistrements sonores des échanges du Samu, que "l’Obs" a pu consulter. Celle-ci fait suite à une demande de l'avocat de la famille, maître Yassine Bouzrou, auprès des magistrates parisiennes. Les proches d’Adama Traoré avaient jugé les retranscriptions du premier rapport incomplètes. Celles-ci évoquaient pourtant déjà une situation qui "a merdé du début à la fin". Une transmission d’informations partielles ou fausses du début à la fin de l’intervention, confirmée aujourd’hui par cette nouvelle expertise. La sœur de la victime, Assa Traoré, souligne :

"Ces éléments me font dire une nouvelle fois que les forces de l’ordre n’ont pas aidé mon frère à vivre. Et nous confortent dans nos accusations de non-assistance à personne en danger à l’égard des gendarmes."
(...)

Pendant qu’ils interviennent le 19 juillet 2016, les médecins se disent "un peu surpris là, en fait" de découvrir la victime en arrêt cardio-respiratoire, alors qu’ils ont seulement été informés - sans qu'on sache par qui - d’une "crise convulsive, durée trois minutes" avec "antécédent épilepsie". Ils comprennent aussi qu’Adama Traoré est en fait mort avant l’arrivée de tout secours.

C’est ce que révèle une nouvelle expertise technique sur les enregistrements sonores des échanges du Samu, que "l’Obs" a pu consulter. Celle-ci fait suite à une demande de l'avocat de la famille,
maître Yassine Bouzrou, auprès des magistrates parisiennes. Les proches d’Adama Traoré avaient jugé les retranscriptions du premier rapport incomplètes. Celles-ci évoquaient pourtant déjà une situation qui "a merdé du début à la fin". Une transmission d’informations partielles ou fausses du début à la fin de l’intervention, confirmée aujourd’hui par cette nouvelle expertise. La sœur de la victime, Assa Traoré, souligne :

"Ces éléments me font dire une nouvelle fois que les forces de l’ordre n’ont pas aidé mon frère à vivre. Et nous confortent dans nos accusations de non-assistance à personne en danger à l’égard des gendarmes"
(...)

Le problème, c’est que ces données sont toutes fausses. Le dossier médical d’Adama Traoré ne fait aucunement mention d’une quelconque épilepsie. Et les examens toxicologiques ont établi par la suite que la victime n’était, le 19 juillet 2016, sous l’emprise ni d’alcool ni de cocaïne.

Les médecins décident de tenter une demande d’ECMO, dispositif ultime d’assistance cardio-respiratoire, auprès du Samu de Paris. Ils savent que leur démarche est vaine, il est 18h48, Adama Traoré n’a plus ni respiration, ni pouls depuis 18h02. "Enfin, ça change rien, mais 25 ans quand même…", lâche le médecin qui se trouve à la gendarmerie.

Lorsqu’ils se rappellent à 18h56, ce dernier a "refait le point avec les pompiers" : "Donc, effectivement (…) ce qu’ils disent pour un pouls, en fait, c’est pas un pouls, ils ont jamais perçu de pouls (…). Ils ont vu un vieux tracé sur leur Scop (appareil de monitoring cardiaque) qui faisait des ondes tu vois, donc clairement on considère que depuis 18h02 il est en arrêt."

Le décès d’Adama Traoré serait donc antérieur à l’arrivée des secours. Pour Assa Traoré :

"Tout cela signifie que, bien que mon frère soit mort, les gendarmes n'ont pas voulu lui retirer ses menottes, puisqu'on sait que les pompiers ont dû leur demander à deux reprises avant qu'ils obtempèrent."

Elsa Vigoureux

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 13:19

https://quartierslibres.wordpress.com/2017/07/15/verite-et-justice-pour-lamine-dieng-2/

10 ans après la mort aux mains de la Police Nationale, la cour de Cassation à malheureusement confirmé le non lieu dans l’enquête du meurtre de Lamine Dieng. Un pot commun est mis en place pour les aider dans la suite de leur démarche : la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
https://www.lepotcommun.fr/pot/ed4qclxq/participer

LA page fb du collectif Vies Volées : https://www.facebook.com/collectif.viesvolees/
Le Collectif Vies Volées sur Twitter : @viesvolees .

 

Appel du Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri : Réunissons les 2000€, que la famille Dieng se voit contrainte de verser aux policiers qui ont tué Lamine

Un non-lieu définitif a été rendu fin juin, pour les policiers qui ont littéralement "écrasé" Lamine, il y a 10 ans. Certes, ce non-lieu est aussi impensable, invraisemblable, déniant la raison, que ceux rendus pour Ali Ziri, pour Abou Bakari et tous les autres. Pendant 10 ans, de si nombreuses voix se sont élevées contre ce crime policier, y compris celles d'Amnesty, de l'ACAT, mais avant tout  celle de Ramata qui a tant dénoncé la mise à mort de son frère, que le non- lieu paraissait IMPOSSIBLE....

 
La cour de cassation l'a prononcé ... assorti  d'un dédommagement aux policiers  de 2000€ !!
Il est hors de question que la famille Dieng verse elle-même  cette somme aux meurtriers d'un des siens.
 
En participant à cette collecte, nous épargnons à la famille Dieng une ultime offense, et continuons le combat  pour la vérité et la justice  devant la CEDH.
 
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 18:18

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170714.OBS2125/affaires-theo-et-adama-le-haut-commissariat-des-nations-unies-demande-des-comptes-a-la-france.html

Six experts, mandatés par le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, ont interpellé le 17 février le gouvernement français au sujet "de l’usage excessif de la force par la police concernant trois personnes d’origine africaine". La France disposait d’un délai de 60 jours pour répondre à l’instance des Nations unies située à Genève. Ce qu’elle a fait le 18 avril dernier. Les deux documents publics que nous publions ici interrogent autant qu’ils renseignent sur l’état des relations inquiétantes qu’entretiennent forces de l’ordre et population française.

Traité de "Nègre" par des policiers

Dans leur missive au gouvernement français, les six experts évoquent trois cas, qu’ils souhaitent voir "tirer au clair". Le premier est celui de François Bayiga, camerounais handicapé, porteur de "deux prothèses aux membres inférieurs et n’ayant plus qu’un bras". Vivant alors en France depuis trois ans, il a fait l’objet le 2 mai 2016 d’un contrôle d’identité par trois policiers sur un quai de la gare de Lyon à Paris. "Monsieur Bayiga leur a présenté sa carte de sécurité sociale qu’ils n’ont pas acceptée [...]", lit-on dans la missive. Selon les allégations, les policiers lui auraient dit qu’il était un bon à rien parce qu’il est noir, et l'auraient traité de "Nègre". Saisi au cou, plaqué au mur, "un des policiers a tiré sa prothèse droite, ce qui a entraîné sa chute". Les agents des forces de l’ordre ont justifié leur intervention ainsi : François Bayiga "s’apprêtait à uriner sur les voies". Le 12 décembre 2016, l’homme a finalement été condamné pour "immixtion de matières insalubres sur la voie publique" à une amende de 180 euros.

Asphyxié

Les deux autres cas qui ont retenu l’attention des experts du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme sont ceux d’Adama Traoré et Théo Luhaka. Le premier a été retrouvé mort asphyxié le jour de son 24e anniversaire, menotté sur le sol de la gendarmerie de Persan le 19 juillet 2016. Trois plaintes ont été déposées par la famille, le dossier a été dépaysé, la procédure étant désormais entre les mains de trois juges parisiennes. A propos de cette affaire, les auteurs du rapport demandent "instamment" à la France "une enquête rapide et impartiale", incluant une évaluation "de la conformité des agissements de la gendarmerie, conformément aux obligations de la France en vertu du droit international relatifs aux droits de l’homme".

Le groupe de travail exige aussi "des informations supplémentaires sur les causes physiques du décès de Monsieur Traoré", et de savoir "s’il a bénéficié d’une assistance médicale lors de sa détention". Réponse de la France : instruction en cours, couverte par le secret. A propos des communications mensongères du parquet de Pontoise évoquant une infection de la victime, les experts s’enquiert de "l’enquête menée contre le procureur". Là, le gouvernement français est clair : "Aucune enquête ne vise le procureur de la République de Pontoise."

Impunité"

Pour Théo Luhaka, 22 ans, le rapport fait état d’un "contrôle particulièrement violent" le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois, provoquant "60 jours d’incapacité temporaire de travail du fait d’une section du sphincter anal et d’une lésion du canal anal de dix centimètres de profondeur" qui l’obligent "à porter une poche externe". Les experts écrivent : "Nous exprimons nos interrogations à la suite des premières conclusions de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) qui écartent l’idée de 'viol délibéré' et parlent d’acte accidentel". Pour la France, l’instruction étant en cours, il convient "d’attendre les résultats des enquêtes afin de se prononcer".

Les experts se disent pourtant "particulièrement préoccupés par le fait que [...] ces incidents ne sont pas isolés". Ils citent le rapport de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) sur les violences policières en France, qui montre qu’au cours de la dernière décennie, les Noirs et les Arabes étaient sept à huit fois plus susceptibles d’être soumis à un contrôle policier que les autres citoyens. "Notre préoccupation porte aussi sur la question de l’impunité", précisent les rapporteurs. Quelles mesures la France prend-elle pour y mettre fin ? Réponse : "Le gouvernement français conteste fermement les allégations selon lesquelles un usage excessif de la force pourrait rester impuni."  

Pour chacun des trois cas, le groupe de travail exprime dans son rapport son souhait d’être informé "en détail de toute action en justice qui a été prise" à l’encontre des auteurs présumés de ces "violations graves des droits de l’homme". Et "si des sanctions pénales, administratives ou disciplinaires ont été prises". Pour François Bayiga, Camerounais handicapé, la France répond : "La procédure diligentée à l’encontre des trois policiers a été classée sans suite par le parquet, en raison de l’absence d’infraction constituée. En revanche, monsieur Bayiga fait l’objet d’un rappel à la loi pour dénonciation calomnieuse." Et d’ajouter aussi : "Aucune indemnisation ne saurait lui être accordée dès lors que les forces de l’ordre n’ont commis aucune faute."

Elsa Vigoureux

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:45

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170714.OBS2126/violences-policieres-les-chiffres-de-l-impunite.html

Interpellée par le Haut commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, la France se défend, chiffres à l'appui. Sauf que ces derniers montrent surtout l'impunité des policiers.

L’IGPN compte 120 enquêteurs, répartis dans neuf services sur la France entière. En 2015, l’inspection générale de la police nationale a enregistré 2.491 signalements. 13,8 % d’entre eux concernaient des "attitudes irrespectueuses ressenties lors d’actions sur la voie publique ou de l’accueil du public" ; 12,1% étaient "relatifs à des actes de violence à l’occasion d’actions de police au cours desquelles des mesures de contrainte ont été appliquées". Toujours en 2015, "2.113 sanctions disciplinaires ont été prononcées à l’égard de fonctionnaires de police, dont 47 concernaient des mesures de radiation des cadres (révocation, mise à la retraite d’office, radiation, exclusion définitive)". Le gouvernement français précise qu’il convient "de rapprocher" ces chiffres "aux quatre millions d’interventions de police réalisées chaque année".

De son côté, l’IGGN a reçu 1.097 réclamations en 2015, contre 699 en 2014. "Seuls 29 signalements concernaient des faits allégués de 'violences' de la part des militaires de la gendarmerie", indiquent les autorités françaises. Et pour elles, aucun n’était fondé… Toujours en 2015, 13 sanctions disciplinaires ont été prononcés pour des "violences illégitimes" commises par des gendarmes, dont huit sur des personnes gardées à vue ou témoins. C’est tout.

Des peines avec sursis

Sur le plan de la phase judiciaire, l’institution judiciaire, par la voie des parquets, enregistre chaque année "un peu moins de 500 signalements dans des affaires de violence par personne dépositaire de l’autorité publique". Ce qui est peu, et ce qui surtout ne dit rien de la gravité des faits allégués. Sur les trois dernières années, précise le gouvernement français, une réponse pénale (poursuite, convocation, ou saisine du juge d’instruction) a été portée en moyenne dans 86% des affaires mettant en cause des agents des forces de l’ordre. Et 50 à 60 condamnations seraient prononcées chaque année "pour des violences délictuelles commises par des personnes dépositaires de l’autorité publique". Là encore, il faudrait pouvoir rapporter ces chiffres aux millions d’interventions des forces de l’ordre chaque année.

nfin, sur la période 2013-2015, le taux de condamnation à de l’emprisonnement contre des agents des forces de l’ordre s’élèverait à 55%, selon les autorités françaises. Ce qui peut paraître équilibré. Mais il s’agit "quasi-exclusivement" de peines avec sursis, puisque seulement 4% d’entre elles sont assorties de prison ferme. Et rien n’est précisé sur la nature des faits commis. En revanche, 37% des condamnations, toutes poursuites confondues, sont une peine d’amende, "dont le montant moyen ferme s’élève à 724 euros".    

Elsa Vigoureux

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 09:57

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/adama-traore/affaire-adama-traore-mon-frere-a-fait-les-frais-de-ce-systeme-que-l-etat-a-construit-autour-de-ces-quartiers-populaires_2273600.html

Affaire Adama Traoré : "Mon frère a fait les frais de ce système que l'État a construit autour de ces quartiers populaires"

Interrogée dans le cadre de la nouvelle expertise confirmant la mort par asphyxie d’Adama Traoré, sa soeur, Assa Traoré, s’est exprimée sur les rapports qu’entretiennent les forces de l’ordre et les jeunes de quartiers populaires.

Alors que l’affaire Adama Traoré est toujours en attente de jugement, sa soeur dresse un constat amer sur la place des jeunes de quartiers dans la société française.

« Vous savez depuis leur plus jeune âge ils sont pointés du doigt ces jeunes des quartiers comme s’ils ne pouvaient pas participer à la construction de cette France » insiste-t-elle.

 

Selon Assa Traoré, la situation actuelle dans les quartiers est préoccupante. Elle déplore la manière dont les forces de l’ordre se présentent dans ces quartiers, « armés comme dans des zones de guerre ». Déshumanisés, ces jeunes seraient soumis à un rapport de force permanent.

« Ce ne sont pas des jeunes qu’on doit tabasser et humilier comme on le fait. Et mon frère en a fait les frais. Mon frère a fait les frais de ce système que l’Etat a construit, autour de ces quartiers populaires. »

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 06:50

http://www.20minutes.fr/paris/2099927-20170705-mort-adama-traore-expertise-exclut-hypothese-probleme-cardiaque

Une nouvelle expertise confirme la mort du jeune homme des suite d'un «état asphyxique aigü» sans toutefois écarté l'hypothèse d'un problème cardiaque...

« Depuis que le dossier a été dépaysé à Paris, on a enfin espoir de connaître un jour la vérité. Tout ce qu’on demande c’est de savoir comment est mort mon frère », confie Hawa Traoré. Le 19 juillet 2016, jour de leur 24e anniversaire, la jeune femme a perdu son frère jumeau, Adama, à la suite d’une interpellation musclée à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d’Oise. Une nouvelle expertise, demandée par la famille et révélée mardi par Le Parisien, confirme que la mort du jeune homme est « secondaire à un état asphyxique aigu lié à la décompensation (à l’occasion d’un effort ou de stress) ». Selon une proche de l’enquête, une expertise dite « de synthèse » s’apprête à être demandée par les trois juges d’instruction parisiens en charge du dossier depuis le mois d’octobre.

Pathologie cardiaque

L’hypothèse d’un décès par asphyxie n’est pas nouvelle. Dès le mois de juillet 2016, un collège d’experts de l’Institut médico-légal de Paris parvient à des conclusions similaires. « Cette nouvelle étude va plus loin car elle conclue que l’asphyxie est la cause principale du décès et non une des raisons », assure Me Yassine Bouzrou, le conseil de la famille. Une nouvelle fois, le rapport écarte l’existence de « lésions d’allure infectieuse », mentionnées dans la première autopsie, mais souligne que le jeune homme souffrait d’une pathologie cardiaque.

Selon nos informations, les experts évoquent dans leur rapport un « état antérieur plurifactoriel associant notamment une cardiomégalie et une granulomatose systémique de type sarcoïdose. » Ce dernier terme, désigne une maladie immunitaire rare qui se développe généralement chez des hommes jeunes, pouvant affecter plusieurs organes, dont le cœur. Elle peut entraîner une insuffisance cardiaque ou des troubles du rythme ventriculaire. La cardiomégalie, qui désigne un cœur hypertrophié, peut être un des signes de cette maladie.

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 16:38

https://quartierslibres.wordpress.com/2017/07/04/ecoutez-notre-experience-apprenez-nos-luttes-ramata-dieng/

Discours de Ramata Dieng pour le Collectif Vies Volées, au départ de la manifestation contre l’état d’urgence permanent, samedi 1er juillet, à Paris.

Nous sommes ici pour exprimer notre refus déterminé à l’introduction d’un état d’urgence permanent dans le droit commun et contre l’aggravation de tout ce que nous subissons depuis plus d’un an et demi. Nous sommes ici pour alerter l’ensemble des habitants de notre pays de ce qui se prépare. Pour combattre le terrorisme, l’état d’urgence ne sert à rien. La majorité des responsables des services de sécurité et de renseignement le disent. Parmi les pays voisins également touchés par des attentats ces derniers mois, aucun n’a mis en place une telle justice d’exception.

 

 

Contre un état d’urgence permanent qui légitime les agressions policières qui nous menacent tous, contre une état d’urgence qui garantit l’impunité de ces violences, contre un état d’urgence qui viole la justice, contre une politique qui combat ouvertement ceux que le président Macron appelle « les gens de rien » pour favoriser « les gens qui réussissent ». Des associations, des juristes, des autorités indépendantes et l’Église catholique s’inquiètent vivement du projet de loi antiterroriste du gouvernement.

Hier, Le président de la République a reçu une délégation d’associations et de personnalités du réseau État d’urgence-Antiterrorisme, dont Amnesty international, Human Rights Watch et le Syndicat de la magistrature, qui l’ont alerté sur les risques qu’ils voient dans une sixième prorogation de l’état d’urgence (jusqu’au 1er novembre) et surtout dans l’intégration de certaines de ses dispositions dans le droit commun, prévue dans le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 06:45

http://www.liberation.fr/france/2017/07/05/adama-traore-une-nouvelle-expertise-confirme-l-asphyxie_1581632

Une nouvelle expertise demandée par la famille d’Adama Traoré confirme que la mort du jeune homme lors de son interpellation en juillet 2016 au nord de Paris est due à un «état asphyxique aigu», dont la cause reste à établir, selon le rapport révélé par Le Parisien de mercredi et confirmé par l’avocat de la famille.

«L’ensemble de ces constatations permet de conclure que la mort de Monsieur Adama Traoré est secondaire à un état asphyxique aigu, lié à la décompensation – à l’occasion d’un effort et de stress», affirment les médecins dans leurs conclusions, citées par le quotidien.

Près d’un an après ce drame, qualifié de «bavure» policière par l’entourage et qui avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise et ses environs (Val-d’Oise), ce rapport vient confirmer l’autopsie et la contre-expertise réalisée en juillet 2016 par un collège d’experts de l’Institut médico-légal de Paris qui avaient déjà toutes deux conclu à une mort par «syndrome asphyxique». Ce dernier rapport écarte à nouveau l’existence de «lésions d’allure infectieuse» mentionnées dans l’autopsie et mises en avant par les autorités à l’époque, mais non relevées lors de la contre-expertise. Après cette contre-expertise, qui ne mettait pas en évidence de traces de violence, la famille avait demandé une nouvelle expertise, acceptée par les juges d’instruction parisiens chargés du dossier, depuis le dépaysement de l’enquête en janvier.

Lors de son arrestation, le jeune homme âgé de 24 ans avait été maintenu au sol sous «le poids des corps» de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête citant les déclarations de l’un des militaires, qui assurait n’avoir porté aucun coup. L’examen de prélèvements réalisés sur le cœur d’Adama Traoré avait mis par ailleurs «en évidence un ensemble de lésions compatibles avec une cardio-myopathie hypertrophique qui est potentiellement la cause directe de la mort», avait affirmé à l’été le procureur de Pontoise, où avait débuté l’information judiciaire. La question de savoir si Adama Traoré est mort par asphyxie suite notamment à une fragilité cardiaque ou à une compression thoracique lors de l’intervention des gendarmes, ou à ces deux facteurs cumulés, «n’est pas tranchée» à ce stade des investigations, estime une source proche du dossier.

«La cardiopathie n’existe pas dans ce rapport», assure Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille, joint mardi soir par l’AFP. «Une des causes possibles de la mort, c’est le placage ventral des gendarmes qui contribue à une compression thoracique.» Une autre interrogation porte sur les secours prodigués à Adama Traoré. Son décès avait été constaté environ une heure et demie après son interpellation.

Une manifestation contre les violences policières à Bordeaux le 26 février 2017, demandant la "justice pour Adama" Traoré Photo MEHDI FEDOUACH. AFP

 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:58

https://www.franceinter.fr/justice/quatre-policiers-parisiens-devant-la-justice-pour-des-violences-sur-des-jeunes

En décembre 2015, 18 garçons et filles de 14 à 18 ans, accompagnés par des associations, avaient porté plainte en dénonçant un harcèlement brutal de la part de certains agents de leur quartier à l'occasion de contrôles d'identité. Pour la plupart des faits dénoncés, l'enquête n'a toutefois pas permis de recueillir des preuves.Un premier policier devra s'expliquer sur une gifle donnée à un jeune. Un deuxième pour avoir poussé un garçon contre un mur.Deux agents sont poursuivis pour violences en réunion avec armes pour des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogène.Pour ces cas les victimes ont notamment fourni des certificats médicaux.La plainte de décembre 2015 détaillait d'autres violences sur 27 pages.

Les 18 plaignants ont été entendus mais l'enquête s'est souvent heurtée à l'absence d'éléments matériels et de témoins.

Les policiers visés appartiennent au groupe de soutien des quartiers du 12e arrondissement. Ils se font appeler les "tigres".

Les jeunes dénoncent des contrôles sans motifs, accompagnés d'insultes, parfois racistes, de coups et pour les garçons d'humiliations lors des palpations de sécurité, gestes que leurs avocats qualifient d'agressions sexuelles. Le parquet de Paris ne va pas jusque là mais il a constaté des incohérences et des lacunes dans les mains courantes du commissariat. Il n'y a parfois pas de procès-verbal lorsqu'un mineur est amené pour une vérification d'identité, ce qui a valu un rappel à l'ordre à la direction de la sécurité publique de Paris.

La préfecture de police ne veut pas communiquer à ce stade.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 21:50

http://www.leparisien.fr/massy-91300/bras-de-fer-judiciaire-apres-la-mort-de-curtis-en-quad-a-antony-02-07-2017-7104987.php

La brigade anti-criminalité a-t-elle poursuivi l’adolescent ? Non, tranche le parquet de Nanterre. Oui, estime la famille, qui réclame la saisine de la police des polices.

Bouclée pour le parquet de Nanterre, l’enquête sur la mort de Curtis, 17 ans, ne l’est pas pour ses proches. L’analyse de la procureure de la République diverge tant de celle de l’avocat de la famille du jeune homme - tué le 5 mai à Antony (Hauts-de-Seine) en percutant un autobus alors qu’il pilotait un quad, sans casque - que l’on peut d’ores et déjà prédire un bras de fer judiciaire.

 

Deux mois après le décès de l’adolescent, qui habitait Massy (Essonne), les parents de la victime réclament toujours la désignation d’un juge d’instruction et la saisine de l’Inspection générale de la police (IGPN) pour déterminer si, oui ou non, Curtis était poursuivi par la brigade anticriminalité (Bac) d’Antony lorsqu’il a heurté l’autobus. «Quand il n’y a pas de soupçon raisonnable de mise en cause des policiers, il n’y a pas matière à saisir l’IGPN», tranche la procureure, Catherine Denis, qui a donc laissé au commissariat local le soin de mener les investigations sur le tragique accident. «Comment les policiers d’Antony peuvent-ils mener une enquête impartiale qui implique leurs propres collègues ? tempête l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou. La police des polices est justement faite pour ces situations !»

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