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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 16:38

https://quartierslibres.wordpress.com/2017/07/04/ecoutez-notre-experience-apprenez-nos-luttes-ramata-dieng/

Discours de Ramata Dieng pour le Collectif Vies Volées, au départ de la manifestation contre l’état d’urgence permanent, samedi 1er juillet, à Paris.

Nous sommes ici pour exprimer notre refus déterminé à l’introduction d’un état d’urgence permanent dans le droit commun et contre l’aggravation de tout ce que nous subissons depuis plus d’un an et demi. Nous sommes ici pour alerter l’ensemble des habitants de notre pays de ce qui se prépare. Pour combattre le terrorisme, l’état d’urgence ne sert à rien. La majorité des responsables des services de sécurité et de renseignement le disent. Parmi les pays voisins également touchés par des attentats ces derniers mois, aucun n’a mis en place une telle justice d’exception.

 

 

Contre un état d’urgence permanent qui légitime les agressions policières qui nous menacent tous, contre une état d’urgence qui garantit l’impunité de ces violences, contre un état d’urgence qui viole la justice, contre une politique qui combat ouvertement ceux que le président Macron appelle « les gens de rien » pour favoriser « les gens qui réussissent ». Des associations, des juristes, des autorités indépendantes et l’Église catholique s’inquiètent vivement du projet de loi antiterroriste du gouvernement.

Hier, Le président de la République a reçu une délégation d’associations et de personnalités du réseau État d’urgence-Antiterrorisme, dont Amnesty international, Human Rights Watch et le Syndicat de la magistrature, qui l’ont alerté sur les risques qu’ils voient dans une sixième prorogation de l’état d’urgence (jusqu’au 1er novembre) et surtout dans l’intégration de certaines de ses dispositions dans le droit commun, prévue dans le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ».

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 06:45

http://www.liberation.fr/france/2017/07/05/adama-traore-une-nouvelle-expertise-confirme-l-asphyxie_1581632

Une nouvelle expertise demandée par la famille d’Adama Traoré confirme que la mort du jeune homme lors de son interpellation en juillet 2016 au nord de Paris est due à un «état asphyxique aigu», dont la cause reste à établir, selon le rapport révélé par Le Parisien de mercredi et confirmé par l’avocat de la famille.

«L’ensemble de ces constatations permet de conclure que la mort de Monsieur Adama Traoré est secondaire à un état asphyxique aigu, lié à la décompensation – à l’occasion d’un effort et de stress», affirment les médecins dans leurs conclusions, citées par le quotidien.

Près d’un an après ce drame, qualifié de «bavure» policière par l’entourage et qui avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise et ses environs (Val-d’Oise), ce rapport vient confirmer l’autopsie et la contre-expertise réalisée en juillet 2016 par un collège d’experts de l’Institut médico-légal de Paris qui avaient déjà toutes deux conclu à une mort par «syndrome asphyxique». Ce dernier rapport écarte à nouveau l’existence de «lésions d’allure infectieuse» mentionnées dans l’autopsie et mises en avant par les autorités à l’époque, mais non relevées lors de la contre-expertise. Après cette contre-expertise, qui ne mettait pas en évidence de traces de violence, la famille avait demandé une nouvelle expertise, acceptée par les juges d’instruction parisiens chargés du dossier, depuis le dépaysement de l’enquête en janvier.

Lors de son arrestation, le jeune homme âgé de 24 ans avait été maintenu au sol sous «le poids des corps» de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête citant les déclarations de l’un des militaires, qui assurait n’avoir porté aucun coup. L’examen de prélèvements réalisés sur le cœur d’Adama Traoré avait mis par ailleurs «en évidence un ensemble de lésions compatibles avec une cardio-myopathie hypertrophique qui est potentiellement la cause directe de la mort», avait affirmé à l’été le procureur de Pontoise, où avait débuté l’information judiciaire. La question de savoir si Adama Traoré est mort par asphyxie suite notamment à une fragilité cardiaque ou à une compression thoracique lors de l’intervention des gendarmes, ou à ces deux facteurs cumulés, «n’est pas tranchée» à ce stade des investigations, estime une source proche du dossier.

«La cardiopathie n’existe pas dans ce rapport», assure Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille, joint mardi soir par l’AFP. «Une des causes possibles de la mort, c’est le placage ventral des gendarmes qui contribue à une compression thoracique.» Une autre interrogation porte sur les secours prodigués à Adama Traoré. Son décès avait été constaté environ une heure et demie après son interpellation.

Une manifestation contre les violences policières à Bordeaux le 26 février 2017, demandant la "justice pour Adama" Traoré Photo MEHDI FEDOUACH. AFP

 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:58

https://www.franceinter.fr/justice/quatre-policiers-parisiens-devant-la-justice-pour-des-violences-sur-des-jeunes

En décembre 2015, 18 garçons et filles de 14 à 18 ans, accompagnés par des associations, avaient porté plainte en dénonçant un harcèlement brutal de la part de certains agents de leur quartier à l'occasion de contrôles d'identité. Pour la plupart des faits dénoncés, l'enquête n'a toutefois pas permis de recueillir des preuves.Un premier policier devra s'expliquer sur une gifle donnée à un jeune. Un deuxième pour avoir poussé un garçon contre un mur.Deux agents sont poursuivis pour violences en réunion avec armes pour des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogène.Pour ces cas les victimes ont notamment fourni des certificats médicaux.La plainte de décembre 2015 détaillait d'autres violences sur 27 pages.

Les 18 plaignants ont été entendus mais l'enquête s'est souvent heurtée à l'absence d'éléments matériels et de témoins.

Les policiers visés appartiennent au groupe de soutien des quartiers du 12e arrondissement. Ils se font appeler les "tigres".

Les jeunes dénoncent des contrôles sans motifs, accompagnés d'insultes, parfois racistes, de coups et pour les garçons d'humiliations lors des palpations de sécurité, gestes que leurs avocats qualifient d'agressions sexuelles. Le parquet de Paris ne va pas jusque là mais il a constaté des incohérences et des lacunes dans les mains courantes du commissariat. Il n'y a parfois pas de procès-verbal lorsqu'un mineur est amené pour une vérification d'identité, ce qui a valu un rappel à l'ordre à la direction de la sécurité publique de Paris.

La préfecture de police ne veut pas communiquer à ce stade.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 21:50

http://www.leparisien.fr/massy-91300/bras-de-fer-judiciaire-apres-la-mort-de-curtis-en-quad-a-antony-02-07-2017-7104987.php

La brigade anti-criminalité a-t-elle poursuivi l’adolescent ? Non, tranche le parquet de Nanterre. Oui, estime la famille, qui réclame la saisine de la police des polices.

Bouclée pour le parquet de Nanterre, l’enquête sur la mort de Curtis, 17 ans, ne l’est pas pour ses proches. L’analyse de la procureure de la République diverge tant de celle de l’avocat de la famille du jeune homme - tué le 5 mai à Antony (Hauts-de-Seine) en percutant un autobus alors qu’il pilotait un quad, sans casque - que l’on peut d’ores et déjà prédire un bras de fer judiciaire.

 

Deux mois après le décès de l’adolescent, qui habitait Massy (Essonne), les parents de la victime réclament toujours la désignation d’un juge d’instruction et la saisine de l’Inspection générale de la police (IGPN) pour déterminer si, oui ou non, Curtis était poursuivi par la brigade anticriminalité (Bac) d’Antony lorsqu’il a heurté l’autobus. «Quand il n’y a pas de soupçon raisonnable de mise en cause des policiers, il n’y a pas matière à saisir l’IGPN», tranche la procureure, Catherine Denis, qui a donc laissé au commissariat local le soin de mener les investigations sur le tragique accident. «Comment les policiers d’Antony peuvent-ils mener une enquête impartiale qui implique leurs propres collègues ? tempête l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou. La police des polices est justement faite pour ces situations !»

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 07:03

http://www.liberation.fr/debats/2017/06/25/faire-front-contre-les-violences-policieres_1579411

Faire front contre les violences policières

Par le Collectif des universitaires contre les violences policières, réunissant une centaine d'enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales (mis à jour à )

Dénonçant la répression des mouvements sociaux, des chercheurs ont décidé de fonder un collectif. Ils publient ici leur manifeste.

Enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales, nous observons avec inquiétude l’augmentation de la fréquence et de la gravité des violences policières en France. Nombre d’entre nous, spécialistes des questions de sécurité, de police ou de justice, des mouvements sociaux ou des quartiers populaires, ont pu enquêter sur une réalité souvent trop peu visible dans les médias. La multiplication des arrestations arbitraires et détentions abusives lors de récentes manifestations, tant d’étudiants et de lycéens que de collègues auxquels les policiers ont pu signifier leur haine des travailleurs intellectuels, parfois doublée de propos racistes, sexistes et homophobes, nous amène à nous engager collectivement.

Des populations ciblées

Les violences policières prennent avant tout pour cible des populations paupérisées et racialisées, ainsi que des manifestants - contre les réformes d’austérité, les mesures antimigratoires ou les projets écologiquement insoutenables. Leur intensification est profondément liée à l’orientation générale des politiques économiques et sociales des dernières décennies. Le creusement extrême des inégalités et la ségrégation multidimensionnelle qui en résultent placent des pans entiers de la population dans des conditions insupportables et impliquent des modalités de maintien de l’ordre toujours plus violentes, qui délitent les solidarités existantes, entravent le travail des acteurs associatifs et achèvent d’isoler nombre de territoires.(....)

Premiers signataires : Karen Akoka ISP, Université Paris-X Amin Allal Ceraps CNRS, Sophie Béroud Triangle, Lyon-II Anne Bory Clersé, Lille-I Hélène Blaszkiewicz EVS, Lyon-III Romain Carnac Unil Vanessa Codaccioni Cresppa, Paris-VIII Eric Fassin Legs, Paris-VIII Samir Hadj Belgacem Sophiapol-Nanterre Michel Kokoreff Cresppa, Paris-VIII, Gwenola Ricordeau Clersé, Lille-I Isabelle Sommier CESSP, Paris-I Kevin Vacher Cresppa, Paris-VIII Guillaume Vadot Imaf, Paris-I.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 20:04

Ce 30 juin 2017, voici 3 mois que notre proche Angelo Garand, un Voyageur de 37 ans, a été abattu sans sommation de 7 balles dans le torse, par des hommes de l'antenne du GIGN de Tours, alors qu'il s'apprêtait à partager un barbecue en famille, au domicile de ses parents, à Seur (41).

En septembre 2016, détenu pour des condamnations pour vol à la prison de Vivonne (86), il avait obtenu une permission de sortie d'une journée, mais ne s'était pas résolu à rentrer. Le jeudi 30 mars, vers 13h, les gendarmes de l'antenne du GIGN de Tours ont surgi. Et au lieu d'interpeller Angelo, ils l'ont mitraillé dans la petite remise où il s'était caché.

Depuis nous voulons savoir pourquoi et par qui a été ordonné cet assaut disproportionné, et pourquoi les gendarmes n'ont pas utilisé les nombreux moyens à leur disposition pour préserver le droit à la vie de l'homme qu'ils étaient venus arrêter. Notre famille a rejoint le long et douloureux combat des autres familles des victimes tuées entre les mains des forces de l'ordre. C'est un combat qui concerne l'ensemble de la société. Il faut que tout le monde en soit informé.

C'est pourquoi un groupe d'appui local vient de se constituer à Blois, dans le but d'organiser aux côtés de notre famille toutes formes d'actions et d'événements qui permettront de continuer à sensibiliser la population. Pour rejoindre ce collectif ou obtenir plus d'informations, nous écrire à : justicepourangelo@gmail.com

Dans ce même esprit, les organisations associatives, syndicales ou politiques sont invitées à rejoindre celles qui ont déjà exprimé leur solidarité (voir en P.J.), afin d'exiger que la justice fasse toute la lumière sur les circonstances de la mise à mort d'Angelo, et qu'elle rappelle à tous les citoyens que les forces de l'ordre ne sont pas au-dessus des lois.

 

  • Une pétition en ligne permet d'appuyer à titre personnel nos légitimes revendications.
  • Une cagnotte solidaire nous aide à faire face aux frais judiciaires et de toute sorte qui sans cela seront insurmontables.
  • Enfin une page publique fB permet de suivre et faire suivre l'actualité de notre combat.
La famille Garand et ses soutiens,
30 juin 2017
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 18:43

http://www.saphirnews.com/Violences-policieres-la-justice-classe-l-affaire-Lamine-Dieng-sans-suite_a24143.html

La famille de Lamine Dieng a désormais épuisé tous les recours judiciaires possibles en France. La Cour de cassation a rendu sa décision mercredi 28 juin : l’ordonnance de non-lieu rendue par la chambre d’instruction de Paris en juin 2014 et juin 2015 (en appel) est confirmée. La famille de la victime va devoir verser la somme globale de 2000 euros aux huit policiers accusés. Selon le compte-rendu de la Cour de cassation que Saphirnews a pu consulter, « les policiers ont dû utiliser la force pour maîtriser Lamine Dieng, compte tenu de son agressivité et de son état d’agitation » et « l'usage de cette force a toujours été raisonné et proportionné ». La Cour estime en outre que « la cause certaine de la mort de Lamine Dieng n'est pas établie ».

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Ce sont les mêmes, exactement les mêmes formulations que l'on retrouve dans dans l'arrêt de la Cour de Cassation du 16/2/2016, établissant un non-lieu définitif dans l'affaire Ali Ziri :les gestes d'immobilisation (le pliage)étaient proportionnés au regard de l'agitation et de la rébellion des personnes interpellées", et "il n'est pas possible de retenir une cause certaine de la mort d'Ali Ziri". E.L.

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Suite de l'article de Saphirnews, Rédigé par | Jeudi 29 Juin 2017.

La CEDH et la jurisprudence Mohamed Saoud

Jointe par la rédaction, Ramata Dieng, la sœur de Lamine, s’attendait à cette issue car « quand on regarde l’historique des autres affaires, cela finit toujours comme ça ». « Il faut que les gens comprennent que, dès lorsqu’on est confronté au corps policier, on est face à l’Etat qui ne se condamnera pas lui-même. Cela n’arrivera jamais », explique-t-elle avec fatalisme.

« Même quand il y a condamnation, c’est du sursis, ce qui équivaut à une sanction disciplinaire », poursuit-elle. La fondatrice du collectif Vies Volées qui rassemble plusieurs familles de victimes des violences policières dénonce l’hypocrisie de la justice française qui « fait traîner les affaires pendant dix ans ce qui lui permet de faire illusion auprès d’Amnesty international et de l’Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) ». Ramata Dieng annonce que sa famille va, d’ici quelques semaines, lancer un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans l’espoir de faire condamner la France.

En 2007, la CEDH avait condamné l’Etat français à rouvrir une procédure ou à payer des pénalités à la famille de Mohamed Saoud. En novembre 1998, cet homme a succombé à un arrêt cardio-respiratoire après avoir été plaqué au sol par deux policiers. La CEDH avait critiqué la technique de l’immobilisation ventrale appliquée par la police française.

La Cour de cassation dans son arrêté fait référence à la décision de la CEDH mais détaille que « la commission nationale de déontologie et de la sécurité, dans son avis, précise que la position de la France en matière d’immobilisation en position de décubitus ventral n’est pas arrêtée ; qu’il ressort des investigations, constatations et témoignages qu’il n’y a pas charge suffisante contre quiconque d’avoir commis une faute de quelque nature que ce soit, par maladresse, imprudence, inattention, négligence, manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement ». L’enjeu de la future décision de la CEDH serait de faire évoluer la législation ou, du moins, de soulever le débat en France sur les techniques d’intervention controversées des forces de l’ordre. Des méthodes qui ont probablement coûté la vie à d’autres victimes telles qu’Ali Ziri ou Adama Traoré.
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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 07:42

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/29/le-defenseur-des-droits-enquete-sur-la-mort-d-un-chinois-tue-par-un-tir-policier_5153284_1653578.html

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, va enquêter sur la mort d’un Chinois tué à Paris par un tir policier à la fin du mois de mars, a-t-on appris jeudi 29 juin.

Cette « saisine d’office », qui remonte à la fin d’avril, va permettre au Défenseur des droits de se prononcer sur « la question de déontologie, du discernement ou du geste professionnel », a précisé son entourage. En revanche, il ne s’agira pas d’étudier « la qualification de l’infraction qui, elle, relève de l’ordre du juge pénal ».

Le 26 mars, Shaoyao Liu, un père de famille de 56 ans, avait été tué à son domicile parisien par un policier alors que, selon la police, il agressait avec des ciseaux un autre agent. Cette version est contestée par la famille qui affirme que la victime, qui était avec ses enfants, se servait de ciseaux pour préparer du poisson.


 
La mort de Shaoyao Liu avait provoqué des rassemblements de la communauté chinoise à Paris pendant plusieurs jours, dont certains émaillés d’incidents avec la police. Pékin a expressément demandé que la lumière soit faite sur les circonstances du décès.
Les trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) qui étaient intervenus dans son appartement ont été entendus à deux reprises par l’IGPN, la « police des polices ». Un juge d’instruction enquête, par ailleurs, sur l’affaire.

 
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 21:07

https://quartierslibres.wordpress.com/

https://paris.demosphere.eu/rv/55904

Adama Traoré, jeune homme de 24 ans est tué le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire,lors de son interpellation par les agents de la gendarmerie de Persan.
Lors de cette interpellation, alors qu'il n'oppose aucune résistance, il est maintenu au sol sous le poids de trois gendarmes qui le menottent. Il se plaint à de nombreuses reprises de ne plus pouvoir respirer et perd connaissance dans le véhicule. Une fois à la gendarmerie, il est laissé gisant au sol, encore menotté. Les pompiers ne parviendront pas à le réanimer. Ce sont, sans nul doute possible, les techniques d'interpellations, la clé d'étranglement et le plaquage ventral, qui l'ont tué. Des techniques ayant déjà entraîné la mort, et qui ce jour-là ont été utilisés contre lui.
 

 Depuis la mort d'Adama, notre famille doit affronter l'acharnement et la répression des institutions judiciaires. Depuis le 19 juillet 2016, Bagui, Youssouf, Cheikne et Yacouba Traoré, Dooum's et d'autres soutiens ont été arrêtés et certains dorment toujours derrière les barreaux. La lutte pour la Vérité et la Justice au nom d'Adama est un pénible parcours où tout est mis en œuvre afin de détruire notre famille en nous harcelant et en tentant de nous noyer sous les affaires. La première violence provient des gendarmes responsables de la mort de notre frère, fils et ami Adama. Or, c'est notre famille et nos quartiers que la Justice tente de criminaliser. Nous devons nous battre pour notre droit à la Vérité et la Justice alors même que les gendarmes responsables de la mort d'Adama n'ont à ce jour (fin juin) pas été entendus par les gendarmes afin de procéder à une mise en examen.

Rendez vous donc samedi 22 juillet des 14h a Boyenval, Beaumont-Sur-Oise

Pas de Justice, pas de Paix!

Le comité Vérité et Justice pour Adama

Programme:

14h30: Marche au départ du rond-point de Beaumont-sur-Oise, après le pont

Au retour de la marche sur le terrain de Boyenval, plusieurs activités:

  • Echanges et débats
  • Théâtre Forum de mise en situation des violences des forces de l'ordre et prévention d'auto-défense civique
  • Jeux et structures gonflables
  • Grand repas
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 23:11
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Présentation

  • : Vérité et Justice pour Ali Ziri
  •  Vérité et Justice pour Ali Ziri
  • : Halte aux violences policières excessives et disproportionnées! Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité.
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