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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 16:47

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/course-poursuite-a-toulouse-la-police-tue-le-fuyard-d-une-balle-dans-la-tete_1913008.html

La course-poursuite a eu lieu dans les ruelles étroites du centre de Toulouse (Photo d'illustration).
AFP/Bertrand Langlois

Des policiers ont fait feu sur un homme de 27 ans qui tentait d'échapper à un contrôle. L'une des balles l'a touché à la tête et l'IGPN a été saisie.

Un homme de 27 ans est mort ce mardi matin après avoir été atteint par balle à la tête tirée par la police lors d'une course-poursuite, dans la nuit, dans les ruelles étroites du centre de Toulouse, a indiqué le parquet. Une enquête de flagrance a été confiée au Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Toulouse et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie, a précisé le parquet de Toulouse dans un communiqué. 
Elle a été ouverte des chefs d'"homicide volontaire par personne dépositaire de l'autorité publique" et "tentative d'homicide volontaire sur personnes dépositaires de l'autorité publique", ainsi que "refus d'obtempérer aggravé et recel de vol", a précisé le parquet
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 16:40

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170529.OBS0010/violences-policieres-aux-lilas-j-ai-essaye-de-proteger-ma-tete.html

La scène se déroule dans la nuit de vendredi à samedi 27 mai dans une rue de la commune des Lilas (Seine-Saint-Denis), à l'est de Paris. Elvis*, 40 ans, a bu quelques verres chez des amis et s'arrête dans un restaurant kebab avant de rentrer chez lui. Ce père de famille, agent de maintenance, discute à l'extérieur avec les autres clients et vapote en attendant sa commande.
Une voiture de police en patrouille s'arrête devant l'établissement et un agent demande à Elvis de se soumettre à une contrôle d'identité. "Pour quel motif ?" répond-il. Immédiatement, les deux policiers descendent du véhicule et le mettent au sol. La vidéo amateur que "l'Obs" s'est procurée, filmée au smartphone par un témoin sur place, montre qu'Elvis est frappé de plusieurs coups de pieds à la tête. Entouré par deux policiers et parfaitement immobile, il reçoit ensuite un violent coup de talon à la tempe, qui propulse sa tête contre le trottoir. 
Selon nos informations, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie et une enquête est ouverte. 

Laissé sur place par les policiers

"Tout est allé très vite. Le policier est descendu de sa voiture et m'a poussé. J'ai commencé à prendre des coups de pieds, j'ai essayé de protéger ma tête", raconte Elvis, que "l'Obs" a rencontré. Il assure qu'à aucun moment il n'a cherché à se soustraire au contrôle d'identité.
"Je n'ai pas voulu fuir ou m'échapper, dans la mesure où j'avais bien ma pièce d'identité sur moi. Je suis français, il n'y avait aucune raison de s'enfuir, de résister ou de les provoquer [...]. Je n'ai rien compris et je me suis vu mourir."
La scène dure quelques secondes et la voiture de police redémarre aussi vite qu'elle est arrivée. Deux témoins confirment ce récit auprès de "l'Obs" : "A aucun moment, il n'a haussé le ton. C'était de la violence gratuite. Les policiers ne l'ont même pas embarqué, c'est bien la preuve qu'il n'avait rien fait de grave..." dit l'un d'eux.
Laissé sur place, sans aucune explication et choqué, Elvis part vers son domicile, à pied, mais est rattrapé par une partie des jeunes qui ont assisté à la scène. "On lui a demandé de s'asseoir et on a appelé les pompiers. Il n'était pas question de le laisser repartir comme cela chez lui après les coups qu'il avait reçus dans la tête", raconte Sofiane*. C'est lui qui a composé le 18 vers 2h30 du matin.

Douze heures en cellule

Selon le témoignage d'Elvis, la suite de la nuit n'a rien arrangé à son état d'incompréhension. Après avoir été emmené par les pompiers à l'hôpital Tenon, il est soumis à des examens de contrôle et des radios de la tête et de la nuque. Il se voit prescrire un anti-inflammatoire pour ses douleurs aux crâne, des blessures très légères au regard de la violence des coups de pieds reçus.
Problème, "à son grand étonnement", deux policiers – qu'il n'a jamais vus et dont il a pris une photo – l'attendent en salle d'attente : "Après avoir récupéré mes radios, les deux policiers m'ont dit qu'ils me ramenaient chez moi, mais en fait ils m'ont amené directement en voiture au commissariat du 20e arrondissement [situé à quelques dizaines de mètres, NDLR]. Ils m'ont laissé sortir seulement le samedi à 17h30", détaille-t-il.
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 22:52
Les techniques d'immobilisation  de la police qui tuent : le pliage et le plaquage ventral.
Adama Traoré, Amadou Koumé, Ali Ziri, Lamine Dieng,.. Morts asphyxiés  aux mains de la police et de la gendarmerie  par des techniques d’immobilisation  qui tuent ! Morts étouffés par plaquage ventral avec appui dorsal, par pliage, par clé d’étranglement….

Adama Traoré, Amadou Koumé, Ali Ziri, Lamine Dieng,.. Morts asphyxiés aux mains de la police et de la gendarmerie par des techniques d’immobilisation qui tuent ! Morts étouffés par plaquage ventral avec appui dorsal, par pliage, par clé d’étranglement….

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 13:09

COALITION DE FAMILLES VICTIMES DE CRIMES POLICIERS CONTRE L'IMPUNITÉ PÉNALE
Mail : viesvolees.france@gmail.com

Pot commun : #10ansLamine

Pétition : #contrelapeinedemort

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

10 ANS D'IMPUNITÉ, 10 ANS DE DÉNI DE JUSTICE POUR LE MEURTRE DE MR LAMINE DIENG PAR DES POLICIERS DE PARIS 20EME
10 ANS DE PROCÉDURE JUDICIAIRE POUR UN NON LIEU... ALORS QUE LES CONCLUSIONS DÉFINITIVES DES EXPERTISES MÉDICALES SONT ACCABLANTES : «ASPHYXIE MÉCANIQUE PAR SUFFOCATION, SUFFOCATION DUE À L'APPUI FACIAL CONTRE LE SOL AVEC PRESSION DU SOMMET DE LA TÊTE.» ET QUE LES AUTEURS DU CRIME SONT IDENTIFIÉS.

À CHACUN D'AGIR POUR METTRE UN TERME À CE DÉNI DE JUSTICE INSTITUTIONNEL !
LORSQUE LA POLICE TORTURE ET TUE, QUI PROTÉGE LES VICTIMES ? PAS DE PAIX SANS JUSTICE ! NON AU PERMIS DE TUER, À LA PEINE DE MORT.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 09:17
Eric Fassin salue la parution du livre "Lettre à Adama" écrit par Assa Traoré

"Sœur courage. Pour Assa Traoré, son frère et sa famille" par Eric Fassin.

Les sœurs des victimes policières ne sont pas des images ; elles démentent les stéréotypes en donnant de la voix. Ce qu’elles font entendre, c’est l’exigence de justice et de vérité contre la violence d’État. Version écrite de mon intervention orale pendant la soirée du 19 mai à Ivry, autour du livre que publie Assa Traoré (avec Elsa Vigoureux): « Lettre à Adama ».

https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/200517/soeur-courage-pour-assa-traore-son-frere-et-sa-famille

 

 

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 09:57
Depuis la mort de son frère Adama Traoré dans un commissariat le 19 juillet 2016, Assa Traoré s’est lancée dans un combat intime et politique : alerter sur les violences policières, la violence d’un système pénal à deux vitesses, et demander sans relâche « Justice et vérité pour Adama ». Elle souligne l’urgence d’une mobilisation de masse et la nécessité d'une autre justice.
 

https://blogs.mediapart.fr/observatoire-international-des-prisons-section-francaise/blog/150517/mon-espoir-c-est-le-collectif

En quoi votre combat pour votre frère a-t-il changé - ou pas - votre regard sur la justice française ?

Assa Traoré : Je me suis rendu compte qu’on était dans une bulle. J’avais conscience de toutes ces inégalités, des violences policières, du fait de ma profession et parce que mes frères ont subi l’acharnement de la police. Mais la mort d’Adama et cette lutte m’ont fait réaliser que certains peuvent aller en prison pour rien, et que d’autres peuvent tuer quelqu’un et ne pas aller en prison. Aujourd’hui, je pense qu’il faut tout renverser pour se faire entendre. À mes yeux, la France a scindé son peuple en deux : une partie est oppressée, une autre est satisfaite. Mais on peut se lever tous ensemble pour faire plier cette mauvaise France.

Comment arriver à cette « justice juste pour tous » que vous appelez de vos vœux ?

Il faudrait déjà que l’on se dise qu’il n’y a pas d’État sans citoyens, que la justice se fait avec ses citoyens. Il faudrait que l’on soit acteurs et actrices dans ce changement, que l’on puisse dire « les décisions, vous ne les prenez pas seuls, parce que sans nous, il n’y a pas de vous ». Et puis surtout, il faut connaître mieux nos droits. On dit que la France est un pays de démocratie, de liberté, mais ce n’est pas vraiment le cas si on ne sait pas utiliser nos droits correctement. Quand on aura cassé ce sentiment de dépendance avec lequel on a grandi, quand on pourra dire à ceux qui pensent qu’ils ont plus de légitimité que les autres : « Vous allez arrêter de nous duper, de nous prendre pour des enfants. Je ne suis pas une assistée, je ne suis pas un joujou », alors peut-être qu’on pourra avancer.

Aujourd’hui, quels sont pour vous les luttes prioritaires ? Où voyez-vous des pistes d’espoir ?

La priorité pour moi, c’est la mise en examen des gendarmes qui ont tué mon frère. Ensuite, c’est rappeler que tout cela vient de la maltraitance qu’il y a envers les personnes de banlieues, de quartiers populaires. Les personnes précaires sont mises de côté, isolées, exploitées par d’autres… Tant qu’on ne donnera pas à chacun un rôle dans cette société, on n’avancera pas. Je pense aussi qu’il faut marcher ensemble, entre personnes de cultures et d’origines différentes. Tant que l’on n’arrivera pas à ça, le combat sera difficile… Mon espoir, c’est le collectif. Je le vois à travers le combat que l’on mène pour mon frère : on a des soutiens qui viennent de tous milieux. C’est pour ça qu’on a mis en place un système de parrainage au sein d’une association que l’on a créée pour que ceux qui ont des moyens puissent accompagner des jeunes, aider à ce que leur avenir ne ressemble pas à celui d’Adama. Il y a plein de jeunes qui demandent juste à ce qu’on leur file un petit coup de pouce. On veut aussi faire de la prévention, de l’accès aux droits et à la justice. Les violences policières, il faut les arrêter tout de suite, mais en utilisant le droit. On aimerait aussi mener d’autres projets, donner la parole aux jeunes pour qu’ils parlent de leurs expériences, qu’eux-mêmes disent ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 22:01

samedi 10 juin 2017 à 15h

Le 11 juin 2009, Monsieur Ali Ziri décédait suite à son interpellation par la Police Nationale lors d'un contrôle routier. D'après les conclusions de l'autopsie de l'Institut Médico- légal de Paris, qui a relevé 27 hématomes sur le corps, il est mort asphyxié suite au « pliage » exercé sur lui par les policiers. Or, 7 années de combat judiciaire ont abouti le 16 février 2016 au rejet du pourvoi en Cassation porté par la famille, avec cette conclusion : « il n'est ainsi pas possible de retenir une cause certaine de la mort d'Ali Ziri ».

L'affaire est actuellement devant la Cour européenne des droits de l'homme, dont nous attendons qu'elle condamne la France pour l'utilisation par les policiers d'une technique d'immobilisation létale -le pliage-, théoriquement interdite depuis 2003.

Nous continuons d'exiger vérité et justice pour Monsieur Ali Ziri et pour tous les morts aux mains de la police dont les familles et les collectifs se sont vus opposer des non-lieux.

Justice !
Justice !
Halte aux violences et a l'impunité policières !

RDV à 15 h devant l'Hôtel de ville d'Argenteuil

pour un hommage sur le lieu de l'interpellation.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 11:59

 

Forum Social « PIAF 95 »

le samedi 13 mai se tient le 5e PIAF 95 ! "Circuits courts, court circuit"

Lieu : Pierrelaye

Salle polyvalente
rue des Jardins
Pierrelaye (95)
RER-C, Transilien-H Pierrelaye

Le PIAF 95 est le rendez-vous de la gauche radicale locale ! Un lieu et un temps pour se retrouver, échanger, reprendre des forces entre les présidentielles et les législatives, dans une ambiance festive et conviviale !

Cette année, le PIAF 95 abordera la notion des alternatives locales.
En recentrant les énergies, sans avoir besoin d'aller chercher bien loin, des solutions existent autour de nous pour repousser les insatiables profits des mastodontes !

Des circuits courts pour court-circuiter la fatalité !

Programme :

Dès 11 heures, la salle polyvalente ouvre ses portes

14h- 15 heures : débat "circuits courts dans l'alimentaire"

Pause musicale avec les Blues Gardeners

16h30 - 17h30 : débat "circuits courts culturels"

17h30 - 19h30 : "Qui a tué Ali Ziri" projection et questions au réalisateur, avec Omar Slaouti

20h: Concert (12 €) : Motivés ! avec Frédo des Ogres de Barback en régional de l'étape !

 

 

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 08:04

http://larotative.info/mort-d-angelo-garand-l-hypothese-d-2226.html

Le 22 avril dernier, environ 200 personnes étaient réunies devant le tribunal de Blois pour réclamer la vérité concernant la mort d’Angelo Garand, abattu par les gendarmes le 30 mars dernier. D’après le journal Libération, l’intervention du GIGN à Seur aurait pu être décidée dans le cadre de l’entrainement de cette unité d’ « élite ».

Plus d’un mois après les faits, la famille d’Angelo Garand ne comprend toujours pas pourquoi des hommes cagoulés et armés jusqu’aux dents ont débarqué pour arrêter leur frère, avant de l’abattre à bout portant. Angelo n’était pas rentré à la prison de Vivonne après avoir obtenu une permission de sortie, mais il n’avait pas le profil d’un criminel dangereux. Alors pourquoi faire intervenir le GIGN ?

Une source policière, interrogée par un journaliste de Libération, avance l’hypothèse d’une intervention décidée dans le cadre de l’entraînement de l’antenne du GIGN basée dans l’agglomération tourangelle. Dans un article daté du 27 avril 2017, on peut lire :

La gendarmerie précise qu’il s’agit non pas du groupement national GIGN, mais d’une antenne, celle de Tours. Des hommes bien moins formés que leurs aînés.« La possibilité qu’il se soit agi d’un entraînement n’est pas à écarter », avance une source policière. En d’autres termes, les gendarmes auraient pu intervenir pour se faire la main entre deux missions, comme peuvent le faire d’autres compagnies d’élite.

L’épisode évoque une autre affaire, l’interpellation de deux hommes originaires de Tchétchénie à Orléans, en février 2005. Le Raid, unité spécialisée de la police, était intervenue avec cagoules et fusils d’assaut, en faisant exploser la serrure de la porte. Une intervention qui était apparue disproportionnée au regard du profil des deux hommes. Mais le chef du Raid s’en était expliqué, il s’agissait de se faire la main :

« Nos hommes sont mis à disposition de la Direction générale de la police nationale (DGPN) pour des interventions basiques. Nous vivons cela comme un entraînement entre deux missions lourdes. »

Tant pis pour les traumatismes, les blessures ou les décès : flics et gendarmes « d’élite » révisent leurs méthodes d’intervention sur de petits délinquants, même si cela doit coûter sa vie à l’homme servant de cible.

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 19:32

http://lautrequotidien.fr/aujourdhui/2017/5/4/100-portraits-contre-letat-policier-lhistoire-de-france-revisite-laune-de-la-domination-policire

 

 
 
 

Voici un livre terriblement actuel. Il rend visible le flux permanent de personnes qui, depuis 1947, meurent, tuées par la police, étouffées, battues, abattues, percutées. Elles ont été tuées lors de contrôles, d’arrestations, de manifestations ou de mouvements sociaux par les « forces de l’ordre ». Une expression qui sonnera bizarre à l’issue de cette lecture vivement conseillée.

Lutter contre l’oubli. C’est ce qui a poussé le collectif Cases Rebelles à publier « 100 portraits contre l’Etat policier ». Un livre qui revisite l’histoire de France de l’après-guerre à nos jours, à travers un prisme peu usité : celui des personnes tuées par les forces de l’ordre. Précisons tout de suite qu’on ne parle pas ici de « bavures ». Et c’est tout l’intérêt de ces 100 portraits. (Dé)montrer que ces morts-là ne doivent rien au hasard ni à la malchance. Les personnes dont il est question -des hommes pour l’écrasante majorité- ont été étouffées, abattues, battues à mort, lors de contrôles, d’arrestations, d’expulsions, de mouvements sociaux ou de manifestations, c’est-à-dire dans l’exercice de leurs fonctions, qui sont précisément le maintien d’un certain ordre social, par des policiers -CRS, « baqueux » et toute la déclinaison des diverses brigades de terrain-, mais aussi des gendarmes, des militaires ou des matons.

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  • : Vérité et Justice pour Ali Ziri
  •  Vérité et Justice pour Ali Ziri
  • : Halte aux violences policières excessives et disproportionnées! Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité.
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