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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:16

L’association "Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia" remercie le collectif "Vérité et Justice pour Ali Ziri" de son invitation.

Souaibou Doucouré, président et oncle d’Abou Bakari Tandia, et Joelle Paris, secrétaire de l’association, vous prient d’accepter leurs excuses de n’avoir pu se déplacer ce soir.

Au fil des ans, nos associations et collectifs Vérité et Justice se sont crées, chaque année de nouveaux hélas, se sont côtoyés, rassemblés parfois en actions unitaires, et comme le disait le collectif Ali Ziri à l’annonce de la cour d’appel, la victoire des uns est partagée par tous les autres.

Abou Bakari Tandia, jeune homme malien, vivait et travaillait depuis 13 ans en France lorsqu’il est entré en garde à vue au commissariat de police de Courbevoie le 5 décembre 2004, suite à un contrôle d’identité à quelques pas du foyer des travailleurs africains de la rue des Fauvelles à Courbevoie. Abou Bakari n’était pas en règle. Il avait essayé à plusieurs reprises de constituer un dossier de régularisation mais s’était découragé devant la muraille administrative française, lui qui avait pourtant bravé le désert et la méditerranée pour arriver jusqu’à Paris.

Quelques heures plus tard il tombait dans le coma et mourrait le 24 janvier 2005 sans avoir repris connaissance.

L’association commémorera bientôt les 10 ans de la disparition d’Abou Bakari Tandia.

La justice française s’est avérée impuissante à établir faits et responsabilités.

4 juges d’instruction se sont succédé au long d’une procédure d’une durée exceptionnelle, les policiers ont été cités en témoins assistés, une reconstitution détaillée a été organisée au commissariat de Courbevoie, les rapports des experts reconnus de l’institut médico légal de Paris ont été accablants.

La presse, à l’initiative de Valérie Mahaut du Parisien, les médias ont rendu compte très régulièrement de l’immobilisme et des avancées de l’enquête. Des associations et collectifs amis ont veillé à maintenir la solidarité.

Un jeune avocat brillant, Maitre Yassine Bouzrou, ainsi que Maitre Julie Granier, ont fait leur l’affaire Abou Bakari Tandia.

Amnesty International a retenu l’affaire Abou Bakari Tandia ainsi qu’une dizaine d’autres comme emblématique pour son rapport sur les violences policières impunies en France.

La famille, les voisins de quartier, les sympathisants ont résisté à l’usure de ces années de procédure.

Pourtant un non lieu a été ordonné en septembre 2012, un non lieu parmi tant d’autres dans des affaires similaires de violences policières à l’encontre de personnes qui sont le plus souvent des hommes d’origine africaine.

La famille a fait appel, mais le non lieu a été confirmé par la cour d’appel de Versailles le 12 mars 2013. Et la Cour de Cassation a déclaré en novembre 2013 le pourvoi de la famille non admis.

C’est donc terminé, il n'y aura jamais de procès, les policiers ne témoigneront pas et la famille ne pourra sans doute jamais connaître les circonstances exactes de l'altercation dans les couloirs du commissariat et ce qui a provoqué le coma et la mort de Abou Bakari Tandia.

Le dernier recours est symbolique mais nous sommes tous décidé à ne pas lâcher.

C’est pourquoi une requête a été présentée à la Cour Européenne des droits de l’homme le 25 mars 2014, contre l’Etat français.

Nous vous tiendrons au courant

Merci

"C’est donc terminé, il n'y aura jamais de procès..."
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:15
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:12
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 19:44
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 00:29
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 00:04


Le jour de l'an 2012 Wissam El Yamni fêtait le jour de l'an dans son quartier d'enfance de Clermont-Ferrand, selon les personnes présentes dans le quartier la police n'a pas cessé ce soir de là de tourner autour d'eux et de les provoquer, Wissam aurait dans ce cadre jetait une pierre sur une voiture de police excédé. Il sera arrêté très facilement, sans résistance. 25 policiers, 10 voitures de polices ont ensuite été appelé alors qu'il était déjà arrêté, selon les nombreux témoins, près d'une dizaine un premier lynchage aurait eut lieu sur fond de musique Funk, il est ensuite amené au commissariat où selon d'autres témoins dans le couloir du commissariat, les policiers vont l'achever. Il tombe dans le coma et décède 9 jours plus tard. Une première autopsie bidon est réalisé, elle ne prenait pas en compte son état initial, il est autopsié comme s'il venait de mourir sans prendre en compte la dizaine de jour passée en soins intensifs où les blessures ont cicatrisées, nous demandons une contre-autopsie mais la justice s'y refuse, son corps sera réquisitionné sans que l'on comprenne pourquoi, laissé en état de putréfaction pendant 6 mois. 1 ans et demi plus tard les résultats de la contre-autopsie tout aussi bidon seront donnés, un gériatre non expert en cardiologie fera des conclusions qui contredisent les vérités scientifiques. Des preuves scientifiques sont amenées de notre part, tel une expertise réalisée par de grands experts cardiologues reconnus internationalement qui réfutent la thèse d'une mort cardiaque , une contre contre expertise sur dossier va ensuite être ordonnée. 2 ans et demi après nous n'avons toujours pas les résultats, nous nous attendons à une énième fuite, nous verrons bien ce qu'elle dira. Des scellés judiciaires tels que des enregistrements radios ont disparu, des enregistrements vidéos partielles où l'on ne voit pas Wissam sont donnés. La police des polices ne prend pas en compte la version des dizaines de témoins ni même le rapport des premiers médecins qui témoignent de marques de strangulation importantes et évidentes au cou, ils sont dans le déni, les policiers travaillent dans le même commissariat comme si de rien était, ils n'ont même pas été sanctionnés d'un blâme. Au vue de la mécanique bien huilée autour de nous, il est difficile de s’empêcher de penser qu'il y a là une forme d'habitude, d’expérience, d'expertise dans la malhonnêteté. Nous avons manifesté, nous avons rencontré beaucoup de personnes influentes, l'état nous a promis publiquement à nous ainsi qu'à tous les clermontois de faire la lumière sur la mort de Wissam pour que l'on puisse enfin continuer notre vie, retrouver notre dignité pour simplement vivre. Ce n'est pas la vérité qu'ils recherchent, c'est plutôt le mensonge. Les mêmes personnes de la police des polices impliquées dans le trafique des preuves sont aujourd'hui encore responsables de l’enquête. Notre affaire nous montre qu'il faut à tout prix réformer le système, les policiers ne doivent plus enquêter sur des policiers. Il nous montre que la justice n'est pas du côté du droit mais du côté des voyous qui effectuent un véritable lobby comparable à celui qu'effectuent les pires mafias, il nous montre que l'on doit s'organiser dans la durée et témoigner sur les pires agissements des voyous de la république, parce que seuls leurs images leur importe. Sans solidarité, sans rapport de force ils continueront à tuer des Wissam, des Ali et à détruire des familles déjà terriblement endeuillées, comme ils le font depuis plusieurs dizaines d'années.Wissam est mort, Ali est mort et tant d'autres, mais d'autres encore attendent sans le savoir dans le couloir de la mort sans le savoir, avec une épée de Damoclès sur la tête tant que l'on ne supprimera pas la peine de mort dans les commissariats français.

Cordialement,

Farid El Yamni (frere de Wissam El Yamni)

Rassemblement le mercredi 11 juin à 18 H Parc des Berges (Argenteuil). Les familles des victimes témoignent...
" Sans solidarité, sans rapport de force ils continueront à tuer des Wissam, des Ali et à détruire des familles déjà terriblement endeuillées, comme ils le font depuis plusieurs dizaines d'années."

" Sans solidarité, sans rapport de force ils continueront à tuer des Wissam, des Ali et à détruire des familles déjà terriblement endeuillées, comme ils le font depuis plusieurs dizaines d'années."

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:47

En juin 2013, Dorsaf et Walid, membres du comité "Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi" ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis et 300 euros chacun de dommages et intérêts, pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique".

Cette accusation vient de deux policiers qui "assuraient la sécurité" lors du procès des policiers jugés coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi qui s'est tenu à Grasse en janvier 2012...

Dorsaf et Walid ont reçu des peines presque maximales et comparables à celles des policiers condamnés pour la mort de Abdelhakim Ajimi !

Dorsaf et Walid ont fait appel de cette condamnation et le procès aura lieu ce lundi 2 juin 2014 à 14h00 à la cour d'Appel d'Aix en-Provence :

20, place de Verdun
13100 Aix-en-Provence

Le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi appelle à un rassemblement dans le calme, devant la cour d'Appel d'Aix-en-Provence pour les soutenir lors du procès.

En criminalisant des militant(e)s parmi nous, ils croient qu'ils vont nous faire taire, mais c'est bien le contraire qui s'en suit : la lutte continue !

Pas de justice, pas de paix!


Le comité "Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi"

PS : Le TGI de Paris vient de relaxer Amal Bentounsi face à la plainte pour diffamation de la police, déposée par Manuel Valls.

Mobilisation pour Dorsaf Briki et Walid Klai, lundi 2 juin prochain – 14h00 – cour d’appel d’Aix-en-Provence
Mobilisation pour Dorsaf Briki et Walid Klai, lundi 2 juin prochain – 14h00 – cour d’appel d’Aix-en-Provence
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:37
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 21:01
7 ANS APRES LA MORT DE LAMINE DIENG
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 22:25
5 ANS DEJA! NOUS N'OUBLIONS PAS!
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  • : Halte aux violences policières excessives et disproportionnées! Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité.
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