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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 13:57

http://lautrequotidien.fr/aujourdhui/2017/5/30/affaire-curtis-cinq-jeunes-condamns-de-la-prison-ferme-en-comparution-immdiate

Vendredi dernier le tribunal de grande instance d’Evry jugeait cinq jeunes de Massy (Essonne) en comparution immédiate. Ils étaient accusés d’avoir caillassé des policiers après l’accident qui a coûté la vie à Curtis, 17 ans, décédé d’un accident de quad, après une course-poursuite avec des policiers.
De la prison ferme. C’est le verdict du tribunal de grande instance d’Evry, qui jugeait, vendredi dernier, cinq jeunes habitants de Massy (Essonne) en comparution immédiate. Agés de 18 à 20 ans, ils sont accusés d’avoir lancé des pierres en direction des policiers, sans les atteindre, aucun policier ne s’étant vu signifier le moindre jour d’ITT (interdiction temporaire de travail). Des incidents qui se sont produits lors de la nuit du 22 au 23 mai, à la suite de la mort de Curtis, jeune lycéen âgé de 17 ans, décédé le 5 mai au volant d’un quad dans des circonstances encore non élucidées. G. écope de 8 mois de prison, S. de six mois et les trois autres de quatre mois. Des peines qui vont au-delà des réquisitions du parquet qui avait demandé des peines de six, quatre et trois mois. Le tribunal n’a pas requis de mandat de dépôt. Ils devraient donc être convoqués chez le juge d’application des peines qui pourra éventuellement proposer des alternatives à l’incarcération : bracelet électronique ou semi-liberté. La non-inscription au casier judiciaire B2 est rejetée par le tribunal qui les condamne également à verser 400 € à chaque policier au titre du préjudice moral. Des peines disproportionnées par rapport à la faiblesse du dossier de l’accusation, selon les avocats des prévenus, pour qui les faits retenus méritaient la relaxe pure et simple.(...)

Incohérences et contradictions

Sur les trois policiers qui sont cités en tant que parties civiles, un n’a rien vu et un autre a répondu non à la question de savoir si les jeunes prévenus avaient lancé des pierres. Le seul à accuser les cinq jeunes déférés pour ces jets de pierre ces jets de pierre -jets de pierre qui n’ont fait aucune victime- est celui qui a fait usage entre dix et quinze fois de son flashball pendant la soirée. A-t-il paniqué, comme le suggère un avocat ? Toute l’accusation repose sur son témoignage. Un témoignage qui comporte de nombreuses incohérences et contradictions. Lorsque le policier porte plainte, le soir-même, il désigne nommément les cinq jeunes, mais est en revanche incapable de donner une description précise de leur tenue vestimentaire ce soir-là. Ce n’est qu’après l’interpellation des cinq jeunes gens et leur placement en garde à vue, qu’il pourra enfin décrire… les vêtements saisis aux domiciles des accusés. S. est décrit portant une casquette siglée New York, alors les images de vidéo de surveillance le montrent tête nue. L’un des cinq condamnés avait par ailleurs un alibi parfaitement vérifiable : au moment des faits, il était avec des amis à la pizzeria Casa di Roma. G., dont l’une des jambes est plâtré, est lui accusé d’avoir sauté dans un buisson depuis le fauteuil roulant dans lequel il circulait, pour lancer des pierres. (...)
Véronique Valentino

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