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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 09:08

 

https://aix.snes.edu/censure-a-l-education-nationale.html?fbclid=IwAR2G5mH7LUIjhS1k9NO-3AFnYt48lyuqzCR_SXVHjzUG9R7HguU2HjgLE9M

Censure à l’Education Nationale !

SNES-FSU Aix-Marseille
A Marseille, le jeudi 13 décembre 2018,

Réforme du baccalauréat et du lycée :
Censure à l’Education Nationale !

Alors que les mobilisations lycéennes se poursuivent, et que les professeurs et les parents, en allant protéger les jeunes dans les rassemblements et les manifestations, contribuent heureusement à ce que le mouvement se développe maintenant dans le calme et selon des formes d’expression conformes aux règles du débat démocratique, l’Education Nationale prend des dispositions inédites pour empêcher que ce débat puisse avoir lieu dans les établissements scolaires entre les différentes composantes de la communauté éducative, enseignants, parents et lycéens.

CE.13I SECRETARIAT PARTICULIER IA13 <ce.sp13@ac-aix-marseille.fr>
Date : mer. 12 déc. 2018 à 14:31
Mesdames, Messieurs les Chefs d’établissement, Chers collègues,
Afin d’éviter que ne s’installent chez nos élèves et leurs parents, des éléments d’information relatifs à la réforme du lycée et du baccalauréat, tronqués, incomplets voire fallacieux, je vous demanderai de bien vouloir veiller à ce que nos établissements ne puissent accueillir des temps de réunion communs entre enseignants, parents d’élèves et élèves.
Sans vouloir aller à l’encontre des droits réglementaires de nos collègues enseignants en termes de réunions d’information syndicale ou de travail autour de ces évolutions, il est important que nous restions maîtres des messages construits à l’intérieur de nos structures.

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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 08:52

https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete

Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète
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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 09:54

https://www.mediapart.fr/journal/france/121218/nombreux-blesses-par-flashball-paris-la-nouvelle-doctrine-castaner

Nombreux blessés par flashball à Paris: la
nouvelle «doctrine» Castaner
Par

Samedi 8 décembre, les effectifs de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) ont fait de nombreux blessés par des tirs de flashball en s’engageant sur l’avenue des Champs-Élysées. 170 personnes ont été accueillies dans les hôpitaux contre 162 le 1er décembre.

Les Champs-Élysées, champ de bataille, fan-zone et enfin champ de tirs. En trois samedis successifs, les forces de l’ordre auront beaucoup varié sur la tactique à employer face aux « gilets jaunes ». Les enfermer, les empêcher d’entrer, les faire sortir : le préfet Michel Delpuech et le ministre de l’intérieur Christophe Castaner auront tout essayé.

Le 8 décembre, ils ont choisi de contrôler et d’interpeller massivement en amont de la manifestation, mais aussi de mettre les gilets jaunes sous la pression de forces de police plus « mobiles ». Une révision totale de la « doctrine » prônée depuis plusieurs années par le préfet Delpuech et son prédécesseur Michel Cadot – actuellement préfet de la région d’Île-de-France – et visant à éviter la confrontation.

Cette fois, les manifestants ont subi des charges quasiment « préventives » sur les Champs-Élysées et des tirs intempestifs de flashball destinés à les disperser. Résultat : les hôpitaux de Paris ont accueilli plus de blessés le 8 décembre que le samedi précédent – 170 personnes contre 162 le 1er décembre. Et cela bien que les affrontements aient baissé d’intensité. Une demi-douzaine de manifestants ont été grièvement blessés au visage par des balles en caoutchouc sur les Champs-Élysées, parmi lesquels deux étudiants : Fiorina, une étudiante de 20 ans originaire d’Amiens, touchée à l’œil, et Thomas, 20 ans aussi, un étudiant nîmois touché à la joue. Des journalistes et des reporters ont aussi été atteints par des projectiles en caoutchouc, dans le dos, aux bras et aux jambes. Boulevard Saint-Martin, Antoine, un jeune graphiste de 25 ans, a été grièvement blessé à l’œil, dans la soirée du 8 décembre.

La ministre des armées Florence Parly a salué ce « dispositif parfaitement préparé », le qualifiant de « très grand succès ». « L’extraordinaire travail des forces de sécurité intérieure » a permis « par leur extrême sang froid, leur grand courage, leur engagement », « que ces manifestations, pourtant ô combien violentes, se déroulent finalement sans morts, contrairement aux espoirs de certains », a-t-elle jugé.

Particulièrement massifs ce 8 décembre, les tirs de flashball – de type « lanceur de balle de défense », LDB 40 – sont principalement le fait des unités de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI) de la préfecture, positionnées en haut de l’avenue des Champs-Élysées. Ces tirs ont été effectués en dépit du fait que le préfet de Police de Paris avait formellement annoncé au Défenseur des droits, en décembre 2017, « avoir pris la décision d’interdire l’usage du LBD 40 dans les opérations de maintien de l’ordre, au regard de sa dangerosité et de son caractère inadapté dans ce contexte ». Or, selon le bilan du ministère de l’intérieur, 1 193 projectiles en caoutchouc, 1 040 grenades de désencerclement et 339 grenades explosives assourdissantes GLI-F4 ont été employés le 1er décembre. Les chiffres du 8 décembre n’ont pas été communiqués par la préfecture.

Membres de la BRI présents sur les Champs-Élysées. © DR
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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 08:37

http://www.leparisien.fr/yvelines-78/mantes-la-jolie-la-colere-en-marche-apres-les-interpellations-massives-12-12-2018-7966947.php#xtor=EREC-109-[NLalaune]---${_id_connect_hash}@1

Mantes-la-Jolie : la colère en marche après les
interpellations massives
>Île-de-France & Oise>Yvelines|Mehdi Gherdane| 12 décembre 2018, 18h36 | MAJ : 12 décembre 2018, 18h37

Des parents, des jeunes et des militants syndicaux ont dénoncé mercredi l’interpellation de 151 lycéens il y a une semaine.

C’était inévitable tant l’événement a suscité une onde de choc nationale. Une semaine après l’interpellation contestée de 151 lycéens à Mantes-la-Jolie, des parents s’organisent pour dénoncer les méthodes de la police. Ils ont marché ce mercredi depuis le quartier du Val-Fourré jusqu’à l’entrée du lycée Saint-Exupéry pour exprimer leur ras-le-bol.

 

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 06:35

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/11/violences-policieres-22-enquetes-ouvertes-par-la-police-des-polices-apres-les-manifestations-des-gilets-jaunes_5395995_1653578.html

Violences policières : vingt-deux enquêtes
ouvertes par l’IGPN après les dernières
manifestations

Parmi les procédures ouvertes, quinze l’ont été à la suite de plaintes déposées par des « gilets jaunes », six par des lycéens et une par une journaliste.

Publié hier à 19h45, mis à jour hier à 20h38

Vingt-deux enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à la suite de plaintes de « gilets jaunes » et de lycéens, mobilisés depuis la mi-novembre contre la politique du gouvernement, selon une information de BFM TV confirmée par Le Monde. Elles visent à déterminer si des forces de l’ordre ont commis des violences illégitimes à l’égard de manifestants.

Parmi les vingt-deux procédures ouvertes, quinze l’ont été à la suite de plaintes déposées par des « gilets jaunes », six par des lycéens et une par une journaliste, affirme une source proche du dossier.

Cinq morts accidentelles

Dans un communiqué publié mardi 11 décembre par le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner « tient à préciser qu’aucune consigne n’a été adressée aux forces de l’ordre qui aurait eu pour effet de limiter l’exercice de la liberté de la presse » et qu’il « invite [les journalistes] à déposer plainte au plus vite ». « Ces plaintes et signalements seront traités avec la plus grande célérité », ajoute-t-il.

Les signalements les plus récents n’ont pas encore été traités par l’IGPN. Une source proche du dossier a fait savoir que, parmi eux, deux autres sont le fait de journalistes.

Selon le décompte du ministère de l’Intérieur, cinq personnes ont accidentellement trouvé la mort dans le cadre des mobilisations des « gilets jaunes » qui ont fait en outre 1 407 blessés dont 46 grièvement ; 717 policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers ont aussi été victimes de ces violences, a précisé la place Beauvau.

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 11:43

https://www.mediapart.fr/journal/france/101218/les-arrestations-preventives-ou-la-fin-du-droit-de-manifester

Les «arrestations préventives» ou la fin du
droit de manifester
Samedi, les forces de l’ordre ont multiplié les arrestations de manifestants de manière préventive : ceux-ci étaient simplement soupçonnés de vouloir participer à un rassemblement violent. Beaucoup ont terminé en garde à vue. La moitié ont fait l’objet d’un classement sans suite. Il n’y avait rien à leur reprocher.
 
C'est un bilan judiciaire sans précédent pour un mouvement social. Sur la seule journée du samedi 8 décembre, les forces de l’ordre ont interpellé 1 723 personnes participant au mouvement des « gilets jaunes », dont 1 082 rien que sur Paris.

Une vague d’interpellations massive dénoncée par de nombreux avocats. « C’est un état d’urgence qui ne dit pas son nom, un détournement de pouvoir au profit du pouvoir judiciaire », s’insurge Me Vincent Brengarth, contacté par Mediapart, qui, avec Me William Bourdon, défend plusieurs gilets jaunes. L’État a-t-il détourné la loi pour empêcher certaines personnes de se rendre sur les lieux des manifestations ? Au regard des suites judiciaires données à ces arrestations, la question se pose.

En effet, selon les chiffres communiqués à Mediapart par le parquet de Paris, sur les 1082 arrestations parisiennes, 820 ont débouché sur des gardes à vue. Et sur ce total, 481, soit près de la moitié, ont fait l’objet d’un classement sans suite, dont 282 avec un rappel à la loi. Soit autant de manifestants interpellés qui, finalement, n’avaient rien à se reprocher mais qui, du fait de leur interpellation, n’ont pu participer au mouvement. Et sur les 264 personnes ayant été déférées au parquet les 9 et 10 décembre, 160 ont écopé d’un simple rappel à la loi du ministère public.

Pour beaucoup, ces arrestations n’étaient en fait que des « arrestations préventives » destinées à étouffer le mouvement. De nombreux témoignages font ainsi état d’arrestations de manifestants en amont des rassemblements, au seul motif qu’ils étaient équipés de matériel de protection ou jugés comme dangereux par les forces de l’ordre.

(...)

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 02:23

https://paris-luttes.info/malik-oussekine-assassine-dans-la-4448

Malik Oussekine assassiné dans la nuit du
6-7 décembre 1986 par deux policiers
 

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1986 à Paris, en pleine répression du mouvement étudiants/lycéens, Malik Oussekine, 22 ans, était matraqué à mort dans le hall d’un immeuble parisien où il s’était refugié, par deux policiers « voltigeurs » motocyclistes. (...)

Les médecins d’urgence constatent un hématome péri-auriculaire, un hématome suborbital, une fracture de la cloison nasale, une abrasion du nez et de la joue droite, etc. Ils s’aperçoivent aussi que Malik disposait d’une déficience rénale, ce qui fait dire à Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité : « Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais d’aller faire le con la nuit ». Et pour tenter de justifier leur assassinat, les "voltigeurs" policiers font courir le bruit, en s’enférant dans leur racisme, que la sœur de Malik est une prostituée et que son frère est un escroc. Le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et son ministre, Robert Pandraud, choquent l’opinion générale en ne condamnant pas l’action de la police ce soir-là. De nombreuses manifestations monstres ont lieu alors dans toute la France, où on compte plus d’un million de personnes. A Lyon, le pont de l’Université est rebaptisé Pont Malik Oussékine.

Le lendemain, Alain Devaquet, ministre délégué à l’Enseignement supérieur, et auteur du projet de loi dont on ne voulait pas, présentait sa démission, pendant que les étudiants et les lycéens défilaient en silence dans toutes les villes portant des pancartes "Ils ont tué Malik". Le lundi 8 décembre, après de nouvelles manifestations, le Premier ministre Jacques Chirac annonce le retrait du texte de la loi Devaquet. Les deux “voltigeurs”, Jean Schmitt, et Christophe Garcia, sont passés trois ans plus tard devant la Cour d’Assises de Paris pour "coups et blessures ayant entrainé la mort sans intention de la donner". Ils ont été condamnés en janvier 1990 à 5 ans et 2 ans de prison avec sursis.

De plus, au cours de la même nuit, à Pantin, dans l’agglomération parisienne, un jeune Français d’origine algérienne, Abdel Beyahia tente de s’interposer pour faire cesser une bagarre de café. Un policier, qui n’était pas en service, qui se trouvait au comptoir, tire à bout portant, sans sommation, et tue ce garçon de 19 ans, qui meurt sur le coup d’une balle reçue en plein cœur. L’enquête révèlera que le policier était en état d’ivresse notoire, néanmoins pour la justice cet assassinat passe pour un homicide involontaire...

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 02:09

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/forte-mobilisation-a-garges-les-gonesse-apres-qu-un-lyceen-a-ete-blesse-06-12-2018-7962006.php

Forte mobilisation à Garges-lès-Gonesse après
qu’un lycéen a été blessé
>Île-de-France & Oise>Val-d'Oise|Romain Chiron| 06 décembre 2018, 10h11 | MAJ : 06 décembre 2018, 19h31

Près de 200 élèves, professeurs et parents d’élèves, ont dénoncé ce mercredi l’intervention policière de la veille qui a causé la grave blessure au visage d’un élève de Terminale, touché par un tir de flash-ball.

« Des cours, pas des coups », scandent en chœur des dizaines de lycéens rassemblés ce jeudi matin devant l’établissement Simone-de-Beauvoir, à Garges-lès-Gonesse. Derrière eux, des pancartes et banderoles sont accrochées aux grilles. « Justice pour Issam, Irfan et Samuel », peut-on lire.

Le premier a été sérieusement blessé au visage par un tir de flash-ball. Ses jours ne sont pas en danger et il doit sortir de l’hôpital ce jeudi. Une plainte a été déposée par sa famille. Les deux autres ont été interpellés suite aux échauffourées de mercredi, où était organisé un blocus contre Pacoursup et la réforme du bac. Les professeurs et les parents se sont joints aux jeunes pour crier leur colère.

 

L’usage de la force en question

Ils estiment que l’intervention policière n’était pas proportionnée. « Est-ce que brûler une poubelle légitime le fait de charger nos enfants et de tirer aux flash-balls ? » s’interroge une mère de famille.

« On a tous été traités comme des racailles, alors qu’il n’y avait qu’une poignée de casseurs qui jetaient des cailloux, et qui ne faisaient même pas partie du lycée, relate de son côté Myriam, élève en terminale. La police n’a fait aucune distinction entre les casseurs et nous. On n’est pas des bêtes, on est capable de se réunir sans débordements… »

Une enquête est en cours

Les faits de mercredi étaient au centre de toutes les conversations. Et pas uniquement dans la bouche des élèves. « Les policiers traitent nos élèves comme des criminels. Ils n’ont pas su les protéger en faisant partir les gros bras », tacle un professeur de philosophie, en évoquant les quelques éléments les plus hostiles envers les forces de l’ordre. Issam n’en faisait pas partie, assurent plusieurs de ses camarades.

Une source policière indique au contraire que l’élève lançait des projectiles vers les forces de l’ordre. Le parquet de Pontoise précise pour sa part, ce jeudi soir, que « l'enquête est en cours concernant le lycéen blessé au visage, notamment afin de déterminer son rôle durant le mouvement ».

Une enseignante propose une marche des profs d’Ile-de-France

Face à l’émoi de la veille, une urne a été installée devant le lycée, où les élèves peuvent y glisser des témoignages. Une nouvelle assemblée générale s’est tenue dans l’après-midi. Elèves et professeurs réclament « qu’une enquête soit ouverte et fasse toute la lumière sur des agissements policiers qui les ont profondément heurtés ».

Inès Bettaïeb, professeur d’Anglais, aimerait quant à elle une mobilisation plus large. « Nous devrions organiser une marche avec les enseignants d’Ile-de-France pour faire passer un message : « les policiers ne peuvent tirer au flash-ball sur nos jeunes. »

 

« Il ne faut pas que ça puisse arriver à un autre enfant »

C’est une maman éprouvée, et encore sous le choc, qui était présente ce jeudi devant le lycée Simone-de-Beauvoir. La mère d’Issam, l’élève de Terminal touché par un tir de flash-ball, s’est rendue immédiatement dans l’établissement, mercredi en fin de matinée, lorsqu’elle a appris que son fils était blessé. « Je n’osais pas regarder sa blessure, il y avait du sang partout. La mâchoire aussi a été touchée », raconte-t-elle. Opéré mercredi soir, le garçon présente une cicatrice impressionnante au niveau de la joue. Et l’oncle du jeune homme d’ajouter : « La première chose qu’Issam a demandé à l’hôpital, c’est s’il allait pouvoir passer son bac... »

Sa mère d’Issam ne désire qu’une chose : « Il ne faut pas que ça puisse arriver à un autre enfant. C’est pour ça que je suis là. »

 

 

 
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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 20:37
>Faits divers|Jean-Michel Décugis, Éric Pelletier et Jérémie Pham-Lê (avec T.B.)| 07 décembre 2018, 20h59 | MAJ : 08 décembre 2018, 7h14 |25

Le gouvernement a annoncé mobiliser samedi 89 000 agents des forces de l’ordre face aux Gilets jaunes et porte volontairement un discours anxiogène.

Avant la bataille de Paris, la bataille des chiffres et de la communication. Depuis quelques jours, les membres de l’exécutif tiennent un discours volontairement anxiogène pour dissuader les manifestants « sincères » de participer au grand rendez-vous national ce samedi à Paris et dans plusieurs villes de province. À l’Elysée, on évoque des personnes prêtes à « tuer ». Le mouvement des Gilets jaunes est, selon Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, « un monstre qui a échappé à ses géniteurs ».

La journée de samedi, acte IV des Gilets jaunes, dira si ces prédictions dramatiques se vérifient. Mais, d’ores et déjà, au ministère de l’Intérieur, on assume avoir tenu ce discours alarmant pour « sensibiliser aux risques ». Un haut fonctionnaire résume : « La bataille, il fallait la gagner à 75 % en amont. Il fallait responsabiliser les gens car on ne plaisante pas avec la sécurité. Il reste la bataille sur le terrain, et là, nous avons mis de gros moyens. Les policiers seront plus offensifs et plus mobiles. Des consignes très précises ont été données sur le terrain en amont pour éviter qu’il y ait une déperdition de temps entre l’ordre donné et son application. "

 

-

 

Toute personne qui se dissimule le visage sera considérée comme hostile. Tout port de cagoule passera comme une « déclaration de mauvaise intention », selon la même source sécuritaire.

Une façon différente de compter les effectifs

Jeudi soir, après de multiples imprécisions sur le sujet, le Premier ministre, Édouard Philippe, fixait à 89 000 le nombre de policiers et de gendarmes mobilisés pour ce défi sécuritaire hors normes, dont 8 000 à Paris. Dans une conférence de presse, ce vendredi, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, refusait de donner de plus amples détails, officiellement pour des raisons de sécurité. Du coup, personne ne s’y retrouve, pas même les spécialistes.

Selon nos informations, la méthode de calcul du Premier ministre intègre les effectifs dédiés spécifiquement au maintien de l’ordre, escadron de gendarmerie mobile et CRS (policiers), compagnies départementales d’intervention, BAC, mais aussi les effectifs des services de renseignement (renseignement territorial et DGSI). Ce vendredi matin, le directeur général de la gendarmerie, Richard Lizurey, avançait sur C News ses propres chiffres : « Plus de 60 000 » gendarmes pour « l’ensemble des unités mobilisées ».

Renseignement pris, la méthode de comptage n’est pas celle de Matignon : il s’agit en fait des personnels qui travailleront ce jour-là sur l’ensemble du territoire quelles que soient leurs attributions. Quoi qu’il en soit, ce samedi annoncé comme noir sur le plan de l’ordre public, représente un réel effort pour des forces de l’ordre déjà éprouvées. De surcroît, le pôle judiciaire a été mis en place pour pouvoir absorber plus de mille interpellations.

 

VIDÉO. Les blindés qui vont être déployés à Paris ce samedi

 

 

Signe de cette montée en puissance, 14 véhicules blindés de la gendarmerie seront prépositionnés dans Paris. « Ils fonctionnent par deux et toujours en appui d’un escadron au sol », précise le lieutenant-colonel Valantin, le chef d’état-major du groupement blindé de gendarmerie mobile. « Ils servent à la fois à garantir la protection des gendarmes au sol et à dégager des barricades en toute sécurité », poursuit le haut gradé. Ces engins, récemment engagés à Notre-Dame-des-Landes, sont beaucoup utilisés Outre-mer. C’est la première fois que ces engins, à disposition de la gendarmerie depuis 1974, seront déployés dans la capitale.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 20:04

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/08/gilets-jaunes-apres-une-matinee-relativement-calme-la-situation-se-tendait-sur-les-champs-elysees_5394603_3224.html

« Gilets jaunes » : après une matinée
relativement calme, la situation se tendait sur
les Champs-Elysées

Les premières échauffourées ont commencé vers 10 h 30 sur l’avenue parisienne, devenue le point de ralliement du mouvement depuis plusieurs semaines.

Par Aline Leclerc et Patrick Roger Publié aujourd’hui à 16h18, mis à jour à 16h18

 EXTRAIT DU COMPTE RENDU DE LA JOURNÉE :

Le confinement, les lacrymogènes, les allers-retours… La tension monte en fin de matinée. « Ils font tout pour énerver les gens alors qu’ils savent qu’on est des blaireaux qui font juste Houhouhou. Ils veulent qu’on s’énerve pour décrédibiliser le mouvement et, le pire, c’est qu’il n’y a que la violence qu’ils comprennent », dit une femme venue de l’Ain. « Si ça casse pas aujourd’hui, on va rien obtenir, dit un commerçant du même groupe. Nous on cassera pas, on n’a pas assez de couilles, mais faudrait des p’tits jeunes… »

Et ceux-là mêmes que certains appellent de leurs vœux finissent par rejoindre la manifestation en début d’après-midi : des groupes de jeunes très excités convergent vers le 8e arrondissement. Rue de Courcelles, des gilets jaunes pacifiques tentent de les empêcher de brûler une première voiture, en vain. A l’abri dans la bouche de métro la plus proche, ils les voient ensuite mettre le feu à plusieurs scooters. La journée bascule dans une tout autre ambiance. Beaucoup de gilets jaunes pacifistes s’en vont.

Sur place, Le Monde a observé que les policiers de la BAC tiraient au Flash-Ball très régulièrement à hauteur de tête. Un groupe de photographes, à genoux pour se protéger et clairement identifiables, a été pris pour cible. Un photographe indépendant a notamment été touché à l’épaule. Plus tôt, face au Drugstore Publicis, un autre photographe avait été touché à l’aine par un Flash-Ball.

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