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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 16:55

Modifié le 01-12-2011 à 08h35

 

  Amnesty International publie ce mercredi un rapport sur "les familles des personnes mortes aux mains de la police, qui attendent que justice soit faite". L'occasion pour la présidente du pôle France de l'ONG de réclamer des enquêtes impartiales, indépendantes et exhaustives sur les agissements des policiers.

Geneviève Garrigos

> Par Amnesty International

Edité par Hélène Decommer   Auteur parrainé par Aurélien Viers

 


Ali Ziri, Algérien, 69 ans, décédé le lendemain de son interpellation, en juin 2009.

 

Mémorial dédié à Ali Ziri ©Amnesty International

Mémorial dédié à Ali Ziri ©Amnesty International

 

Mohamed Boukrourou, Marocain, 41 ans, décédé dans le fourgon de police qui l’emmenait au poste, en novembre 2009.

 

Lamine Dieng, Français d’origine sénégalaise, 25 ans, décédé 75 minutes après l’arrivée de la police sur les lieux de son interpellation, en juin 2007.

 

Abou Bakari Tandia, Malien, 38 ans, tombé dans le coma et décédé un mois plus tard, en décembre 2004.

 

Abdelhakim Ajimi, Tunisien, 22 ans, sa mort est constatée à son arrivée au commissariat, en mai 2008.  

 

Entre 2004 et 2009, en France, ces cinq personnes sont mortes aux mains de la police. En contact avec les familles et les proches des victimes depuis des mois, pour certains des années, Amnesty International interpelle sur les conditions dans lesquelles ces personnes sont mortes aux mains de la police et les réponses qui ont été apportées.

 

Une impunité qui entache la confiance dans les institutions

 

Usage disproportionné de la force, réticence des procureurs à inculper des agents de la force publique, dossiers classés sans suite, plainte pour "outrage et rébellion" contre une victime témoin de la mort d’Ali Ziri qui a tenté de poursuivre en justice ceux qui l’ont blessés. Ces drames sont emblématiques du manque d’impartialité et de transparence qui entoure les affaires mettant en cause des membres des forces de l’ordre.

 

Témoins à l’appui, les allégations de violations des droits humains sont crédibles et sérieuses. Pourtant, les familles peinent à connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé. Une impunité de fait qui entache leur confiance dans les institutions et ne leur permet pas de faire leur deuil. Qui permet aux agents mis en cause, dans la mort de leurs proches, d’être toujours en fonction, de ne pas être inquiétés même s’il arrive qu’ils soient auditionnés dans le cadre d’une enquête.

 

La majorité des cas portés à l’attention d’Amnesty International concerne des personnes étrangères ou d’origine étrangère. Un constat récurrent. D’autres organisations et des syndicats de police ont également évoqué des contrôles d’identité "au faciès" et les effets pervers de la politique "du chiffre" qui incite les agents à multiplier les interpellations dites "faciles" sur les personnes identifiées comme étrangères et donc potentiellement en situation irrégulière.

 

Les conditions dans lesquelles les policiers exercent leur mission sont souvent difficiles et le but n’est pas de condamner la police ou la gendarmerie dans son ensemble, mais de demander à ce que la justice soit la même pour tous.

 

Nos recommandations

 

L’Etat doit faire en sorte que les policiers reçoivent une formation les incitant à respecter les normes qui interdisent la discrimination, limitent l’usage de la force, en particulier des armes à feu, et bannissent l’usage de la torture et des mauvais traitements. Les policiers soupçonnés d’atteintes aux droits humains doivent faire l’objet d’enquêtes et, le cas échéant, de poursuites. Ils ne doivent pas être au-dessus des lois.

 

Le ministère de l’Intérieur, en charge de la police nationale et de la gendarmerie, et le ministère de la Justice, autorité hiérarchique des procureurs, doivent se saisir de ces affaires.

 

Les familles de victimes demandent, depuis plusieurs années, que des décisions de justice soient rendues et que des responsabilités soient engagées. Seules des enquêtes impartiales, indépendantes et exhaustives pourront faire aboutir les procédures judiciaires en cours.

 

Pour la famille d’Abdelhakim Ajimi, un espoir s’ouvre, avec le procès de sept policiers qui aura lieu en janvier 2012. Les autres affaires piétinent alors qu’au printemps prochain, l’ami d’Ali Ziri, interpellé avec lui le jour de sa mort, va être jugé pour "outrage à agent".

 

"Notre vie est en suspens", le cri d’alarme de la famille d’une des victimes partagé par tous ceux qui attendent que justice soit enfin rendue.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:17

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:13

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:10

Article du parisien 7 janvier 2012 Non-lieu Ali ziri-1

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 20:00
Dimanche 8 janvier 2012

Cher(e)s ami(e)s et camarades

 

Vous étiez et vous êtes encore de nombreux militants de partis politiques, de syndicats, d’associations ou tout simplement de citoyens lambda à faire partie du collectif Ali Ziri ou à suivre de près ses combats, depuis deux ans et demi.

Au nom de ce chibani de 69 ans, arrivé en France à l’âge de 19 ans, rompu aux tâches les plus ingrates pendant quarante ans, derrière une machine dans une multinationale des transports, habitant dans un foyer Sonacotra, dans une chambre exigüe, au confort sommaire, avec comme uniques meubles : un lit, une table et une petite télévision, vous avez voulu, par de nombreuses marches pacifiques et de nombreux rassemblements citoyens, exprimer votre courroux quant au sort réservé à ce retraité algérien mort deux jours après son interpellation par la police nationale le 9 juin 2009.

 

Vous avez voulu manifester votre solidarité avec sa famille laissée au pays, avec ses enfants qu’il n’avait pas vu grandir. En tant qu’hommes et femmes épris de justice, vous avez tout simplement voulu faire éclater la vérité au grand jour et demander justice.


Eh bien, cette "justice" vient de décider d’un non-lieu, qui signifierait -si le juge d'instruction était amené à suivre les réquisitions du procureur de la République- tout simplement l’abandon des poursuites contre les policiers impliqués dans la mort d’Ali Ziri.

 

Ce que nous redoutions, il y a quelques jours, est bel bien arrivé. Dans un document de 10 pages signé par M.Emmanuel  Gérard, procureur-adjoint du Tribunal de Grande Instance de Pontoise et adressé au juge d’instruction Mme Roche-Driencourt, avec copie pour la partie civile, il est donc question « d’un réquisitoire définitif de non-lieu ».

J’ai été navré de constater, en lisant ce document, que seuls les faits à charge contre Mrs. Ali Ziri et Arezki Kerfali sont mentionnés. Il est question surtout des circonstances de l’interpellation au volant de leur voiture par la police nationale d’Argenteuil, puis de leur arrivée au commissariat et de leur transport à l’hôpital d’Argenteuil. Mais jamais des conditions du trajet entre le lieu de l’interpellation et le commissariat d’Argenteuil.

 

Or, pour les avocats et notamment pour Maître Maugendre, c’est au cours de ce trajet que le drame est arrivé, du fait qu’une policière, parmi les trois policiers interpellateurs, avait utilisé ce que l’on appelle la « méthode de pliage ». C’est cette technique policière du pliage, consistant à plaquer le torse du prévenu sur ses genoux en exerçant une pression « qui est à l’origine de l’asphyxie ayant conduit au décès d’Ali Ziri ». Une technique pourtant interdite depuis la mort en 2003 d’un jeune éthiopien expulsé par la police aux frontières. À cela s’ajoutent les conclusions de l’autopsie de l’institut médico-légal de Paris, rendues le 24juillet 2009, relevant l’existence de 27 hématomes sur le corps de M. Ziri.

 

Malgré le témoignage d’un jeune homme en garde à vue, à charge contre les policiers et publié par le site Mediapart le 25 novembre dernier, tous les actes demandés par les avocats de la famille, comme l’audition des témoins et des policiers par un juge d’instruction et la reconstitution des faits, ont été refusés par ce même procureur.


Dès lors peut-on encore parler de justice ?

 

C’est pourquoi, le rassemblement du 14 janvier prochain, en présence de l’humaniste et ancien résistant Stéphane Hessel et de l’évêque Jacques Gaillot, doit être un moment fort pour nous indigner tous ensemble et exprimer notre courroux et notre désappointement face à une justice à deux vitesses. Si Ali Ziri s'était nommé Pierre, Paul ou Jacques, sa fin tragique dans un commissariat aurait peut-être fait l'ouverture du 20 heures de TF1 -comme le vieillard tabassé avant le second tour d'une élection présidentielle.

 

Cher(e)s ami(e)s et camarades,

 

Soyons encore plus nombreux que les autres fois afin d’exiger la vérité et la justice. « Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l’on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres ».

 

Arezki SEMACHE

Pour le collectif Ali Ziri

 

 

Article-du-parisien-7-janvier-2012-Non-lieu-Ali-ziri-1.jpg

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 12:09

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 11:39

Tous ensemble pour exiger justice et vérité pour Ali ZIRI

vendredi 30 décembre 2011

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 13:19
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 13:10

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Stéphane Hessel


Jacques Gaillot

 

 


à Argenteuil le samedi 14 janvier à 14h,

 


Salle du cinéma Jean-Gabin,

Parc de la mairie d’Argenteuil, 12-14 Bd. Léon-Feix

 

En soutien au Collectif Ali Ziri, ce retraité mort « plié » par des policiers

 

 

Deux ans et demi après la mort d’Ali Ziri, suite à son interpellation par la police nationale d’Argenteuil le 9 juin 2009 avec son ami, Arezki Kerfali, conducteur du véhicule, les policiers impliqués dans la mort du retraité algérien âgé de 69 ans sont toujours en fonction. C’est inacceptable ! Le 24 juillet 2009, l’Institut médico-légal de Paris rend les conclusions d’une autopsie qui relève l’existence de 27 hématomes, et démontre qu’«Ali Ziri est mort suite à un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique, généré par suffocation et appui postérieur dorsal». Le 15 avril 2011, les conclusions de nouveaux examens complémentaires affirment que « le manque de discernement des policiers a conduit à des comportements qui n’étaient pas sans conséquence sur l’état de santé de M. Ziri.». Il y a aussi l’avis de l’ex-CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité), évoquant un «traitement inhumain et dégradant».

 

Tout confirme que des violences policières sont à l’origine de la mort d’Ali Ziri.

 

Et pourtant tous les actes demandés par les avocats de la famille Ali Ziri, comme l’audition des témoins et des policiers par un juge d’instruction et la reconstitution des faits, ont été refusés par le Procureur de la République de Pontoise. Par contre Arezki Kerfali, pourtant victime et témoin vivant, reste lui poursuivi pour outrage.

Aujourd’hui, l’instruction est close. C’est en janvier 2012 que ce même procureur doit rendre ses réquisitions. Le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri redoute un non-lieu, qui se traduirait tout simplement par l'abandon des poursuites contre les policiers impliqués dans la mort du retraité algérien.

 

Indignez-vous !

et retrouvons-nous ensemble

pour exiger vérité et justice !

 

 

Contact : collectifaliziri@yahoo.fr

Le rapport d'Amnesty International sur les violences policières est consultable sur ce lien: http://www.amnesty.fr/Informez-vous/Les-actus/Rapport-annuel-2011-paru-2669

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 12:45

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