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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:07




Au terme de la semaine du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI, nous avons pu assister et dénoncer chaque jour les connivences entre l’institution judiciaire et la police.
La dernière journée d’audiences s’est déroulée sans nous. Puisque la justice nous tourne le dos, nous aussi nous lui tournons le dos : nous avons refusé de cautionner un jour de plus cette mascarade judiciaire et avons quitté la salle.
Les policiers ont d’ailleurs attendu le dernier jour pour présenter timidement des excuses, dans une salle quittée par la famille AJIMI et leurs soutiens.
La famille d’Abdelhakim AJIMI, les membres du Comité Vérité et Justice pour Hakim, leurs soutiens et la population grassoise dans son ensemble sont restés dignes depuis la journée dramatique du 9 mai 2008.
Tout au long de cette semaine d’audiences, les témoignages édifiants et les expertises accablantes ont très clairement établi les faits et attesté de l’acharnement des policiers sur Abdelhakim AJIMI. Nous sommes en droit d’exiger que les policiers soient condamnés à des peines de prison ferme et immédiatement démis de leurs fonctions. Pourtant, les peines requises sont minimes : du sursis simple n’excédant pas 2 ans, ainsi que de ridicules peines de principe.
Depuis quatre ans et durant toute la semaine d’audiences, des personnes et des comités sont venus de partout en France pour soutenir la famille AJIMI.
Parmi ces comités, nous pensons notamment à ceux créés à la suite des morts de : Ali ZIRI, Lamine DIENG, Wissam EL YAMNI, Abou Bakari TAMDIA, Mamadou MAREGA, Abdel EL JABRI, Djamal GHERMAOUI. Nous pensons aussi aux soutiens d’Abderrahmane et Adama KAMARA à Villiers-le-Bel, qui purgent de longues peines après deux parodies de procès, suite aux révoltes qui ont suivi la mort de Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI.
Nous invitons tous les membres des différents comités du type « Vérité et Justice » crées à la suite de crimes policiers, ainsi que toutes les personnes qui se sentent concernées par ces violences à converger pour continuer la mobilisation.
La date du jugement du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI a été fixée au 24 février 2012. C’est une date importante. Nous devons unir nos forces pour préparer au mieux une journée d’action (le 24 et/ou 25 février).
Face au déferlement de violences policières, organisons une riposte globale.   

Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net
Contact pour la journée du 24 : appeldu24fevrier@gmail.com

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 23:12

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 23:11

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 12:34

Affaire Ajimi : le père attend "que la justice fasse son travail"

Publié le lundi 16 janvier 2012

Alors que s’ouvre ce lundi le procès de deux policiers et cinq fonctionnaires mis en cause dans le décès du Grassois de 22 ans, Hakim Ajimi, le père de la victime exige la vérité et la justice..

Boubaker Ajimi force le respect. Tout le monde le dit. Deux jours après la mort de son fils aîné de 22 ans, il est allé s’excuser auprès du directeur de l’agence grassoise du Crédit agricole avec qui Hakim avait eu une altercation le 9 mai 2008. Il a aussi versé 200 € pour renflouer le découvert bancaire de son fils décédé. Surtout, depuis cet après-midi tragique, il a toujours gardé son calme, ne détournant jamais sa douleur intérieure de son combat forcé, n’élevant jamais le verbe, refusant la colère, la haine et la vengeance. Mais exigeant la vérité et la justice. Pour Hakim.

Comme pour sa femme Zohra et leurs trois enfants - Hatem, Ekram et Helmi -, la vie de ce Tunisien, carreleur âgé de 54 ans et arrivé en France en 1976, a brutalement changé. La famille a quitté Grasse voilà deux ans. Pour fuir l’insoutenable. Mais quand il part travailler chaque jour sur les chantiers à Saint-Tropez, il emporte forcément sa peine silencieuse avec lui.

À la veille du procès, Boubaker Ajimi a accepté de livrer son sentiment sur une tragédie qu’il n’aurait jamais voulu connaître. Et attend que la justice fasse son travail. Tout simplement.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille du procès ? Serein et inquiet. Serein parce que j’ai confiance en la justice française. Inquiet parce l’affaire est jugée à Grasse et que les policiers sont grassois.

Comment vivez-vous depuis la mort de votre fils ? Notre vie a changé et il nous faut apprendre à vivre avec sa disparition. Il y a des hauts et des bas, de la douleur, de la souffrance. Pas un jour sans que je ne pense à Hakim. Vous savez, c’est très difficile de perdre un enfant. Nous avons perdu un enfant de 22 ans, pas un animal. Je ne le souhaite à personne. On fait tout pour sa mémoire, car Hakim ne nous sera jamais rendu. Les seuls perdants dans cette histoire, c’est nous, sa famille.

Quels ont été les instants les plus difficiles ? À chaque fois que nous apprenions une mauvaise nouvelle de la justice. Mais cela nous donnait encore plus de courage à nous battre.

Depuis le début, votre attitude calme impressionne beaucoup de personnes. Où puisez-vous cette force de caractère ? Je suis calme de nature, je n’aime pas l’injustice et le mal. Je souhaite le bonheur à tout le monde et que chacun puisse vivre bien dans sa vie.

Pourtant, juste après la mort de Hakim, on a tenté de faire pression sur vous. Oui. J’ai reçu des lettres de menace, des coups de téléphone en pleine nuit, mais je n’ai pas prêté attention. J’ai les mains et le cœur propres, la conscience tranquille.

Que pensez-vous de la solidarité qui entoure votre famille ? Grâce au soutien des gens, des associations, nous n’avons pas traversé cette histoire seuls. Je les remercie du courage qu’ils ont à se battre à nos côtés. Vous savez, nous avons fait beaucoup de sacrifices physiques et financiers. Cela nous a privés de beaucoup de choses. Il y a plus d’un an et demi que je ne suis pas retourné en Tunisie voir mes parents, qui me demandent quand je reviens. À chaque fois, je leur dis la même chose : après le procès.

Certains ont souhaité durcir le ton de la colère. D’autres ont craint que la situation dégénère. Or depuis la mort de votre fils il n’y a jamais eu de débordements. Pourquoi ? À quoi cela servirait de casser des vitrines et brûler des voitures ? À rien. Je me suis efforcé de toujours calmer le jeu. Même après le jugement, je ne veux pas que la situation s’enflamme. Pour la mémoire de Hakim. On veut que la justice fasse son travail, tout simplement.

Pourquoi avez-vous quitté Grasse il y a deux ans ? Cela fait trente-cinq ans que j’habite en France. J’aime cette ville, mais il nous était insoutenable de rester à Grasse, de pouvoir croiser les policiers qui ont fait ça. Vous savez, ma femme pleure très souvent la disparition de son fils.

Et quand vous devez y revenir ? Cela réveille la douleur qui est en moi.

Quel discours tenez-vous à vos trois autres enfants depuis la mort de leur frère ? Je leur remonte le moral, leur dit de faire le bien dans leur vie pour lui rendre hommage.

Qu’attendez-vous de la justice au cours du procès ? La vérité. Qu’elle juge ces policiers comme n’importe quel citoyen, car ils doivent être jugés comme tout le monde. Vous savez, je ne suis pas contre la police. Il existe des bons et des mauvais policiers.

Et de ces policiers justement ? Avec mon épouse et notre fils Hatem, nous serons tous les jours au tribunal. J’attends d’eux qu’ils disent pourquoi ils ont tué Hakim alors qu’il était menotté. Je vais les regarder droit dans les yeux. Eux, je ne sais pas. Je ne sais pas s’ils dorment tranquillement, car quand on a tué quelqu’un, c’est difficile de vivre avec.

Au-delà de ce procès, qu’espérez-vous ? Que la clé d’étranglement utilisée par la police, une méthode qui entraîne une mort lente et douloureuse qui a tué mon fils, soit interdite.

Si la décision n’est pas celle que vous attendez, comment réagirez-vous ? S’il n’y a pas de condamnation, nous ferons appel et nous continuerons le combat afin que justice soit faite. Toute ma vie s’il le faut.

 


 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 23:54

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 23:10

 

 

 

Quand ils ont interpellé Lamine, paix à son âme,
Ligoté comme un mouton, puis jeté dans un fourgon,
Allongé, piétiné, écrasé, étouffé,
Loin des regards indiscrets,
Je n'ai rien dit, parce que ce jour là, il y avait mon film à la télé...

Quand ils ont interpellé Mahamadou, paix à son âme,
Entravé dans l'ascenseur, loin des regards extérieurs,
Pourchassé, matraqué,
Tabassé, gazé, tazé,
Je n'ai rien dit, parce qu'à la télé, ils en ont pas parlé...

Quand ils ont interpellé Abou Bakari, paix à son âme,
Contrôlé, malmené, sans autre forme de procès,
Passé à tabac, clé de bras, nuit d'effroi,
Un coma qui dure deux mois,
Je n'ai rien dit, sur mon canapé, j'étais si bien installé...

Quand ils ont interpellé Hakim, paix à son âme,
Pluie de coups violents, clé d'étranglement,
En présence des pompiers, mort étouffé, asphyxié,
Qu'avait-il fait ? Donner une gifle à son banquier ?
Je n'ai rien dit, parce qu'il y avait une page de publicité...

Quand ils ont interpellé Wissam, paix à son âme,
Chiens lâchés, démuselés, chasse à l'homme dans le quartier,
Pas de quartier, c'est la curée, cage thoracique enfoncée, qu'avait-il fait ?
Une pierre lancée, une vitre brisée ?une vie volée, c'est cher payé !
Je n'ai rien dit, parce qu'à la télé, c'était l'heure du bêtisier...

Quand ils ont interpellé Ali Ziri, paix à son âme,
Un « chibani », Messieurs, Mesdames, bousculé sans ménagement, 69 ans !
Torturé, plié, tête écrasée, qu'avait-il fait ?
Pris un dîner, bien arrosé ?
Je n'ai rien dit parce qu' Ali Zizi, ça ne sonne pas tellement français !

Et quand ils m'ont interpellé, hier soir, d'vant ma télé,
A l'heure de mon émission préférée,
J'avais beau crier, hurler, appeler,
Pleurer et implorer,
C'était trop tard, il n'y avait plus personne pour protester !

D'après le texte du pasteur allemand Niemoller

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 23:07

 

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:43


RETROUVONS- NOUS :


-  A PARIS LE VENDREDI 20 JANVIER 2012
A 19H– FONTAINE DES INNOCENTS (Metro Châtelet,les Halles)


MOBILISONS-NOUS : POUR DENONCER L’IMPUNITE POLICIERE
ET FAIRE ENTENDRE QUE LES COLERES GRONDENT ET S’ORGANISENT…. NOUS NE RESTERONS PAS SANS RIEN FAIRE !

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:37



ASSEZ D’INTERPELLATIONS MORTELLES !
ASSEZ D’IMPUNITES POLICIERES !
ASSEZ DE MASCARADE JUDICIAIRE !

IL FAUT QU’CA CESSE !

Un climat de rage gronde dans nos quartiers et dans nos cœurs…et la question qui tourne dans nos têtes : A QUAND LE PROCHAIN EMBRASEMENT DES BANLIEUES?

Pour celles et ceux qui se sentent concernées et qui vivent les injustices en banlieues dans une indifférence politique générale, c’est l’indignation et la révolte qui hantent nos esprits et qui se transmet de manière irréversible…

Alors qu’en début de semaine on apprenait la mort de Wissam El Yamni(30 ans) à Clermont-Ferrand, survenue une semaine après son hospitalisation consécutive à une interpellation policière datant du 1er Janvier 2012 ; que le lendemain mardi 10 janvier, c’est à Aulnay –sous-Bois  qu’un drame similaire arrachait un fils à sa famille et ses proches, lui aussi mort des suites d’une interpellation policière ; Que de nombreuses affaires semblables  traînent depuis des années, que ce soit l’Affaire Ali Ziri, l’affaire Abdelhakim AJIMI, l’affaire Abou Bakari Tandia, l’affaire Mamadou Marega, l’affaire Lamine Dieng… et prennent des tournures juridiques qui font redouter le pire à leurs familles et aux comités de soutien : non-lieu, acquittement, oubli, mépris….

Nous ne pouvons ni rester silencieux,ni rester sans rien faire ! Il faut qu’ça cesse!

Le sentiment d’injustice et d’impunité gangrène les générations des quartiers qui se succèdent…et chaque jour, en ouvrant la radio ou son poste de tv, il devient « banal » d’entendre des commentaires et autres récits journalistiques «de nuits d’échauffourées, de violences ou d’émeutes » vécues dans tels ou tels quartiers…sans qu’on s’émeuve ou qu’on enquête sérieusement sur les raisons et le contexte pour expliquer ces évènements !

L’alliance Médias – Police- Justice se fait alors jour sans complexe, avec ses versions entendues « problèmes cardiaques, connu des services de police, interpellations difficiles, individu violent, délinquant, drogué, suicidaire, les cameras de surveillance n’ont pas fonctionné… »...Et que dire du bouclage que subissent les quartiers et leurs habitant-e-s - sorte de punition collective - quand ce type d’injustice frappe !?

On nous plonge dans une atmosphère populiste « de peur et de guerre larvée » : il y aurait d’un côté ceux qui font appliquer la loi et sa justice, et celles et ceux qui l’enfreignent forcement… rendus ainsi naturellement responsables de leur malheur… L’axe du bien n’a pas à prouver son innocence, de même que les habitant-e-s des quartiers restent les éternels fauteurs de troubles, parasites et suspects …
Quand les seules relations sociales qui relie un Etat à une partie de son territoire à sa population se résument à des rapports policiers et juridiques, quand Impunité rime avec Légitimité du coté de la Police….Nous, de l’autre côté d’la rue, nous devons nous rassembler, nous réunir et nous organiser.

Car qui s’en émeut à part les concernés, les familles, les proches, et des militant-e-s associatifs et politiques ? Et pourtant il ne s’agit pas que de l’affaire des quartiers !

L’actualité juridique concernant certaines affaires, dont l’affaire ZIRI et l’affaire AJIMI – dont le procès des policiers responsables de la mort de Abdelhakim AJIMI se déroulera du 16 au 20 janvier 2012 à Grasse, doit nous amener, dans les semaines qui arrivent, à nous rassembler, collectifs, associations, organisations, dans un effort collectif de solidarité et d’actions communes et fortes. 

C’est pour cela qu’après nous être réunis lors du rassemblement du 14 janvier en soutien à l’affaire Ziri (risque d’un non-lieu… !), nous nous rassemblerons ensemble le vendredi 20 janvier 2012 à Paris– dernier jour du procès dans l’affaire AJIMI -  en solidarité à la famille AJIMI qui se bat avec courage depuis 4ans, pour honorer la mémoire de Hakim, et pour faire entendre nos voix sur le traitement médiatique, juridique et politique de ces affaires.

Nous sommes convaincus qu’il n’y a que le rapport de force politique et médiatique qui fasse de la question des violences policières une réelle question nationale. C’est à cette condition que nous pourrons faire « bouger » ces affaires et infléchir leur traitement juridique, et qu’enfin les familles puissent faire leur deuil.


MOBILISONS-NOUS : POUR DENONCER L’IMPUNITE POLICIERE
ET FAIRE ENTENDRE QUE LES COLERES GRONDENT ET S’ORGANISENT…. NOUS NE RESTERONS PAS SANS RIEN FAIRE !

RETROUVONS- NOUS :
-  A PARIS LE VENDREDI 20 JANVIER 2012
A 19H– FONTAINE DES INNOCENTS

A GRASSE du 16 au 20 JANVIER 2012
– et en particulier les 19 et 20 derniers jours du procès des policiers
Contact comité grasse : comite_hakim_ajimi@riseup.net

Sont actifs dans ces initiatives : Comité AJIMI, Comité Ali Ziri, Comité Lamine Dieng, comité Mamadou Marega, Comité Abou Bakari Tandia, Membres de Résistons Ensemble, Indignés de Réelle Démocratie Maintenant Paris, PIR, NPA, Alternatifs, Fase, Ni macho ni proxos, ACLEFEU, CRI, MIB34, BAN, Emergences, réseau FSQP, MIB

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  • : Halte aux violences policières excessives et disproportionnées! Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité.
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