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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:10

 

Samedi 25 février 2012, à Grasse

 

 

 

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Rencontre nationale contre la répression sécuritaire et les violences policières
   
Face à la répression sécuritaire et au déferlement de violences policières, qui restent impunies, nous avons besoin d’unir nos forces.

De nombreux comités « Vérité et Justice » se sont d’ores et déjà constitués. Des associations et des réseaux interviennent également pour dénoncer ces agissements et l’impunité dont bénéficient les auteurs de cette répression.

En l’état actuel, la dispersion de ces différentes initiatives les rend moins efficaces. Une majorité des acteurs de ces luttes aspire pourtant à la constitution d’un collectif élargi.

L’expérience nous apprend que seules l’action concertée et la mobilisation du plus grand nombre ont abouti à la mise en accusation de policiers. Malgré cela, les poursuites et, quand ils ont lieu, les procès intentés aux policiers conduisent rarement à leur condamnation. La police bénéficie de la protection de la justice : la connivence est de mise entre magistrats et forces de l’ordre.

La liste des victimes de la répression et de la violence d’État ne cesse de s’allonger. L'écrasante majorité de ces victimes est essentiellement constituée de Noirs et Arabes, le plus souvent habitants de quartiers populaires.

Toutes ces violences et cette répression ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les prévenir. Nous devons les dénoncer et nous y opposer par l’organisation collective.

Vendredi 24 février 2012 sera rendu, à Grasse, le délibéré du procès des policiers responsables de la mort d’Abdelhakim AJIMI.

Samedi 25 février 2012 sera l’occasion de réunir, à Grasse, autour des comités « Vérité et Justice », toutes les personnes qui luttent contre les violences et la répression d’État.

A l’issue de cette journée, après avoir partagé les expériences et ciblé les objectifs, nous espérons poser les bases d’une structure qui se veut efficace et durable.

Á titre d’exemples, cela peut passer par : la rédaction d’une charte, la constitution d’une liste d’avocats spécialisés, la création d’une caisse de solidarité, la mise en place d’un calendrier d’actions collectives à l’échelle nationale, la création d’outils de diffusion (brochure papier, site internet permettant un partage de données écrites, de vidéos…).

La forme et le nom que prendra cette structuration restent à définir. Ceci dépendra de l’implication de chacun. L’idée étant de s’inscrire dans la durée : ce combat n’est pas un sprint, c’est une course de fond.


Rendez-vous Samedi 25 février 2012, à 9h
Place du Cours
Grasse
Contact : appeldu24fevrier@gmail.com

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:41

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Témoin vivant du drame et victime de l’acharnement policier, Arezki Kerfali est toujours sous antidépresseurs et suivi par un psychiatre trente-cinq mois après les faits qui ont coûté la vie à son ami Ali Ziri.

Arezki Kerfali reste poursuivi pour outrage. Convoqué en mars 2010 et en mars 2011 au tribunal de grande instance de Pontoise, il a obtenu que l'audience soit repoussée au 8 mars 2012.


Le collectif « Vérité et Justice » pour Ali Ziri, composé d'une trentaine d'organisations politiques, syndicales et associatives, et de citoyens, appelle à  un rassemblement de soutien à Arezki Kerfali, le jeudi 8 mars 2012, à 9 heures, devant le tribunal de grande instance de Pontoise. Un covoiturage partira le même jour à 8 heures de la gare d’Argenteuil en direction de Pontoise.

SOYONS NOMBREUX!

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 22:08

À Argenteuil
« Ali Ziri 69 ans mort le 11 juin 2009 à la suite de son interpellation par la police nationale, ici même » tel était le texte inscrit sur la plaque commémorative posée le 14 janvier lors d’un rassemblement organisé par le « collectif vérité et justice pour Ali Ziri » pour protester contre le non-lieu des policiers prononcé le 14 Décembre. La vérité n’aura été clamée au grand jour qu’une quinzaine de jours : la plaque a été retirée le 31 janvier alors que le préfet, sous la pression des syndicats de policiers qui la jugeaient « diffamatoire » (car pouvant laisser croire qu’il y avait un lien de cause à effet entre le décès d’Ali et son interpellation) en a fait l’injonction au maire PS d’Argenteuil qui a obtempéré (craignant pour la « tranquillité publique » de sa ville). Une chose est sûre les syndicats de police ont bien interprété le sens du texte, n’est-ce pas une sorte d’aveu de culpabilité ?

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 21:21

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 21:12

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:50

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 23:53

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 22:23

                 ILS VEULENT ENTERRER LA VERITE !
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Suite au décès de Monsieur Ali Ziri, 69 ans, mort à Argenteuil, le 11 juin 2009,

Suite à « un arrêt cardio-circulatoire d'origine hypoxique, généré par suffocation et appui dorsal », dit l'Institut médico-légal de Paris, le 24 juillet 2009,

Suite à son interpellation par la police nationale d'Argenteuil, 2 jours avant, le 9 juin 2009, avec son ami Arezki Kerfali,

Suite au « manque de discernement des policiers interpellateurs qui n'étaient pas sans conséquence sur l'état de santé de Monsieur Ziri » et suite au « traitement inhumain et dégradant », selon l'avis de la C.N.D.S., dont ont été victimes les deux sexagénaires,

Suite au refus des juges d'instruction d'auditionner les policiers interpellateurs,

Et suite à la plainte pour outrage déposée par ces mêmes policiers contre Monsieur Kerfali, victime pourtant, et témoin du drame, appelé ainsi à comparaître au tribunal de Pontoise, le jeudi 8 mars 2012 à 9 heures,

Suite au non-lieu requis par le Parquet de Pontoise le 6 janvier 2012, dans « l'affaire Ali Ziri »,

Suite aux coups de pression du ministre de l'Intérieur Claude Guéant et du Préfet du Val d'Oise sur la mairie d'Argenteuil pour procéder au retrait de la plaque en hommage à Ali Ziri, posée par le collectif, dévoilée par Monseigneur Jacques Gaillot, et avec le soutien appuyé, faut-il le rappeler, de la municipalité, le 14 janvier 2012,

Suite enfin à la dépose de cette plaque commémorative par cette même municipalité, le 1er février 2012,


Le collectif « Vérité et Justice » pour Ali Ziri, composé d'une trentaine d'organisations politiques, syndicales et associatives, et de citoyens, appelle à  une marche de protestation,

            le samedi 11 février 2012, à 14 heures,

             qui partira du parc de la mairie d'Argenteuil en direction de la Sous-préfecture.


                      SOYONS NOMBREUX !

Non, la vérité ne peut et ne doit pas être enterrée !

Le collectif « Vérité & Justice pour Ali Ziri », 

                                                                                                                                 Plus d’infos, contactez l’ATMF au 01 39 82 81 48.
Email : collectifaliziri@yahoo.fr. Blog : http://collectif-ali-ziri.over-blog.com

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 22:16

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Arezki Kerfali, compagnon d’Ali Ziri interpellé en même temps que lui, va passer au tribunal de Pontoise le 8 mars, pour « outrage » : « On m’accuse d’avoir insulté les policiers. Le 9 juin 2009, à 20h30, j’étais au volant, Ali était passager. La police m’a fait signe d’arrêter. Je me suis garé. Ils ne m’ont même pas demandé les papiers du véhicule, ni mon permis. Ils ne m’ont pas fait souffler dans le ballon. Ils m’ont fait sortir, m’ont jeté à terre. Ils m’ont marché dessus. Et je devrais me laisser faire ? Même un chien, quand on marche sur sa patte, il mord ».

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:08

 

Publié le 8 février 2012


par Noémie Coppin

Le 11 juin 2009, Ali Ziri, retraité de 69 ans, trouvait la mort à l’hôpital d’Argenteuil, 48h après son interpellation par la police nationale. Le 14 janvier, une plaque avait été érigée à l’endroit de l’interpellation. Suite aux pressions du ministère de l’intérieur et des syndicats, elle a été retirée, le 31 janvier. Lundi, le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri se rassemblait à Argenteuil à l’emplacement de la plaque, pour dénoncer son retrait et afficher sa détermination à se battre.

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l’emplacement, désormais vide, de la plaque, à Argenteuil © Noémie Coppin/Med’in Marseille


La plaque dérangeante ne sera restée que quinze jours au croisement des rues Antonin George Belin et Jeanne d’Arc, lieu de l’interpellation d’Ali Ziri et de son compagnon Arezki Kerfali, le 9 juin 2009. Et c’est Claude Guéant en personne qui a pris les choses en main. Lors de la cérémonie des vœux du syndicat Unité SGP FO, il annonce qu’il a « demandé et obtenu » son retrait par la mairie d’Argenteuil, qui avait pourtant délivré un arrêté municipal autorisant son installation. Que disait cette plaque ? « Ali Ziri, 69 ans, mort le 11 juin 2009 suite à son interpellation par la police nationale, ici même ». Et c’est bien ce « suite à » qui a dérangé les syndicats de police.

Ils ont unanimement condamné la plaque et demandé son retrait. Frédéric Jung, secrétaire départemental d’Unité SGP Police, se dit satisfait du retrait, et assure qu’il ne s’agissait pas de porter atteinte à la mémoire du défunt : « Il ne s’agissait que de la défense de nos collègues. Jusqu’à preuve du contraire, un citoyen, tant qu’il n’est pas condamné par la justice, a droit à la présomption d’innocence. Tout ce qu’on veut, c’est que la vérité éclate dans ce dossier. La plaque salissait toute la fonction policière. La famille du défunt n’a pas besoin de ça pour faire son deuil. Si le juge décide que les policiers sont coupables, ils le seront en tant que personnes individuelles, non pas en tant qu’institution de la police nationale. S’ils sont jugés coupables, la sanction judiciaire sera suivie par une sanction administrative », explique-t-il.

Pour l’instant, selon les syndicats de police, aucun élément ne permet d’affirmer la responsabilité des policiers dans la mort d’Ali Ziri. Et pourtant. Quand la première autopsie de l’hôpital d’Argenteuil conclue à la mort par hypertrophie cardiaque (fragilité du cœur), la mobilisation citoyenne est telle que la juge d’instruction commande, le 24 juin 2009, une nouvelle autopsie. Elle est réalisée par Dominique Lecomte, directrice de l’institut médico-légal de Paris. Le ton est différent, et la conclusion accablante : « Monsieur Ali Ziri est mort suite à un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique généré par suffocation et appui postérieur dorsal ». 27 hématomes entre 12 et 17 cm sont identifiés. (En mars 2011, des examens complémentaires viendront d’ailleurs confirmer la mort d’Ali Ziri suite à la méthode dite du « pliage »). La juge d’instruction livre alors son réquisitoire : homicide involontaire, ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Autrement dit, elle reconnait alors un lien entre la technique d’interpellation et la mort d’Ali Ziri. Mais l’affaire piétine. Jusqu’à ce qu’un deuxième juge d’instruction s’empare de l’affaire. Il n’auditionne aucun témoin ni policier. C’est l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) qui mène l’enquête, sur commission rogatoire. Et c’est bien cela que dénonce le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri : « C’est comme si, dans un match de foot, l’avant-centre était aussi arbitre, lance Arezki Semache, l’un des membres. Il s’agit de trois policiers interpellateurs, et de huit autres qui ont laissé faire. On parle d’atteintes graves aux droits de l’homme et à la dignité humaine : un témoin, alors en garde à vue au commissariat, affirme avoir vu l’un des policiers s’essuyer les pieds sur la tête d’Arezki Kerfali, après avoir marché dans son vomi. Mais ni ce témoignage, ni aucun autre n’a été entendu par le juge d’instruction ». Pour Unité SGP Police, la justice fait ses choix et personne n’a à les contester : « A partir du moment où la justice estime que les auditions administratives de l’IGPN étaient conformes à ce qu’elle attendait, il n’y a aucune raison pour que les fonctionnaires de police soient entendus une deuxième fois ».

En 2009, la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), entité indépendante, enquête sur l’affaire Ali Ziri et reconnait des «  traitements inhumains et dégradants, disproportionnés par rapport à l’âge d’Ali Ziri ». Mais son avis n’est que consultatif. Depuis le 1er mai 2011, cette instance indépendante n’existe d’ailleurs plus, elle a été remplacée par le défenseur des droits, nommé par le président de la république. Dans son rapport du 2 avril 2009, intitulé « des policiers au-dessus des lois »,(voir le rapport), Amnesty International réclamait déjà une instance indépendante de la police qui puisse enquêter sur celle-ci. Pour que, conformément aux fondements républicains, personne ne soit à la fois juge et partie. Déposé par le groupe communiste à l’Assemblée en février 2011, à l’initiative de Sihem Souid, auteur d’Omerta dans la police le projet de loi pour la création d’un comité d’éthique de la sécurité, indépendant, est toujours au point mort

Pour Frédéric Jung, du syndicat SGP Police, la police est déjà la profession la plus surveillée de la fonction publique : « Dans la profession, on n’a pas besoin d’une entité indépendante, on a déjà des services de police qui surveillent les policiers. Et il y a plus de 3000 policiers sanctionnés chaque année en conseil de discipline. Laissons le juge d’instruction faire son travail. La CNDS était indépendante mais n’avait pas tous les éléments dont dispose la justice ».

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© Noémie Coppin/Med’in Marseille

Ce que le collectif regrette aussi, c’est l’absence de reconstitution des faits. L’autopsie de l’institut médico-légal de Paris et le rapport de la CNDS attestent pourtant que la mort d’Ali Ziri, 48h après l’interpellation, est conséquente à la pratique dite du « pliage », interdite au sein de la police. Là encore, le syndicat conteste : « Il s’agissait d’une conduite en état d’ivresse. Déjà, il y avait un premier délit. Les individus ne se sont pas laissé faire, et les collègues ont utilisé la force strictement nécessaire pour les neutraliser. Ce qui est en cause, c’est une carence de 40 minutes aux urgences de l’hôpital, qui aurait été fatale à Ali Ziri. Mais les policiers ne sont pas médecins. C’est le service hospitalier qui détermine les urgences. En tout état de cause, il n’y a eu aucune violence. Les policiers ont été fermes, mais il n’y a jamais eu un coup déplacé. Ali Ziri est rentré au commissariat, il a été transporté vivant à l’hôpital, il y est décédé 48h plus tard. Dire tout de suite que la faute incombe aux policiers, c’est un peu facile ».

Quoi qu’il en soit, pourquoi, dans le réquisitoire du procureur de la république, l’épisode du pliage n’est-il pas du tout mentionné ? Le collectif s’interroge sur la volonté de la Justice à faire toute la lumière sur cette affaire, et se questionne : «  comment peut-il y avoir vérité si l’enquête est bâclée ? »

Avec amertume mais sans surprise, le collectif accueille, le 14 décembre dernier, le réquisitoire du procureur de la république : non-lieu. Le juge d’instruction devra trancher, dans les deux mois : aller dans le sens du procureur ou tout reprendre à zéro. « Si toutefois il y avait non-lieu au final, nous irons en appel, toutes les poursuites judiciaires possibles seront engagées, nous irons aussi loin que dans l’affaire Hakim Ajimi à Grasse récemment », explique Omar Slaouti, membre du collectif.

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Arezki Kerfali et sa femme Josiane © Noémie Coppin/Med’in Marseille

Ironie du sort, c’est pour l’instant une victime qui se retrouve sur le banc des accusés. Arezki Kerfali, compagnon d’Ali Ziri interpellé en même temps que lui, va passer au tribunal de Pontoise le 8 mars, pour « outrage » : « On m’accuse d’avoir insulté les policiers. Le 9 juin 2009, à 20h30, j’étais au volant, Ali était passager. La police m’a fait signe d’arrêter. Je me suis garé. Ils ne m’ont même pas demandé les papiers du véhicule, ni mon permis. Ils ne m’ont pas fait souffler dans le ballon. Ils m’ont fait sortir, m’ont jeté à terre. Ils m’ont marché dessus. Et je devrais me laisser faire ? Même un chien, quand on marche sur sa patte, il mord ». Aujourd’hui, l’homme est suivi psychologiquement, il a perdu le sommeil et l’appétit. «  J’ai 5 enfants, je suis trois fois grand père. Ça fait 44 ans que je suis ici, et je n’ai jamais vu ça. Ils n’avaient pas le droit de nous humilier, de nous violenter. Je n’oublierai jamais. Si la police avait bien fait son travail, Ali Ziri serait vivant aujourd’hui. Il est mort pour rien. Avec deux européens, ça ne se serait jamais passé comme ça ». L’homme parvient à peine à contenir le tremblement de ses lèvres, et ses yeux se troublent. Mais il veut encore croire en la justice française : «  S’il n’y a plus de justice, chacun fait ce qu’il veut, c’est la guerre. Je crois encore en la justice, mais je commence à croire qu’il y a deux vitesses. Une justice pour les riches et une pour les pauvres ». Ce qu’il souhaite ? Que les coupables soient jugés et punis pour leurs actes, tout simplement. Josiane, sa femme, se bat à ses côtés et l’épaule comme elle peut depuis le jour du drame : « Ce jour-là, j’ai retrouvé mon mari dans un état épouvantable. Aujourd’hui j’accuse l’Etat. Ce qu’il fait, c’est atroce. Mon mari va se retrouver sur le banc des accusés, ce n’est pas normal ».

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© Noémie Coppin/Med’in Marseille


le week-end dernier par Claude Guéant, sur la hiérarchisation des civilisations, prennent un écho tout particulier. Omar Slaouti, derrière la banderole du collectif, laisse exploser son indignation : « Si Ali Ziri ne s’appelait pas Ali Ziri, s’il était issu d’une civilisation supposée supérieure, quels auraient été les propos de Monsieur Guéant ? S’il avait subi 27 hématomes non pas suite à des violences policières mais suite aux coups de quelques jeunes de quartiers populaires, quelles auraient été les propos de Monsieur Guéant ? Au-delà des civilisations, il faut croire sans doute qu’il y a des vies plus importantes que d’autres, des morts plus importantes que d’autres ».

Le collectif appelle à une marche, samedi 11 février à 14h, de l’hôtel de ville à la préfecture d’Argenteuil.

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  • : Halte aux violences policières excessives et disproportionnées! Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité.
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