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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 11:26

Non-lieu dans le procès sur la mort en 2009 d'Ali Ziri après une garde à vue

Le Monde.fr avec AFP | 17.10.2012 à 17h18 • Mis à jour le 17.10.2012 à 17h18
  
Marche de "commémoration nationale des victimes de la police" rassemblant le collectif Vies volées, dont le comité Ali Ziri est membre, en mars à Paris.

Une ordonnance de non-lieu a été rendue dans l'affaire Ali Ziri, un retraité algérien de 69 ans mort en juin 2009 après un contrôle de police à Argenteuil (Val-d'Oise), a-t-on appris mercredi 17 octobre de source judiciaire. La famille dénonce une décision "incompréhensible".

Dans son ordonnance datée du 15 octobre, le juge qui enquêtait sur les circonstances de la mort du retraité "n'a établi aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès", a précisé cette source, confirmant une information du Parisien. Dans son réquisitoire daté du 14 décembre 2011, le parquet avait également estimé que les policiers à l'origine de l'interpellation ne pouvaient pas être poursuivis.

Ali Ziri avait été interpellé le soir du 9 juin 2009 avec un ami, Arezki Kerfali, 60 ans, à bord d'un véhicule que ce dernier conduisait. Fortement alcoolisés, les deux hommes avaient été transportés au commissariat d'Argenteuil et placés en garde à vue. Ali Ziri, tombé dans le coma, était mort deux jours plus tard, à l'hôpital d'Argenteuil. Une première autopsie avait conclu que des problèmes cardiaques et l'alcoolémie étaient les causes du décès. Mais une contre-expertise avait révélé la présence d'une vingtaine d'hématomes, dont certains larges de 17 cm.

Lire notre portrait d'Ali Ziri publié peu après sa mort : Itinéraire d'un vieil immigré algérien

Y A-T-IL EU RECOURS À LA TECHNIQUE DU "PLIAGE" ?

Un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité avait alors mis en cause la sincérité des déclarations des policiers impliqués dans le décès de M. Ziri, estimant que ces derniers avaient fait un usage disproportionné de la force. Selon l'avocat de la famille d'Ali Ziri, Me Stéphane Maugendre, c'est le recours à la technique du "pliage", qui consiste à plier en deux quelqu'un en cas de rébellion, interdite dans la police depuis 2003 mais utilisée, selon lui, par les fonctionnaires de la BAC (brigade anticriminalité) lors de l'interpellation du retraité, qui est à l'origine de l'asphyxie.

"Le non-lieu est incompréhensible. Le juge n'a pas tenu compte de l'ensemble des expertises qui ont été ordonnées dans ce dossier, a réagi mercredi l'avocat, qui a fait appel de cette décision auprès de la chambre de l'instruction. S'il le faut, nous irons jusque devant la Cour européenne des droits de l'homme." Le syndicat de policiers Alliance s'est pour sa part félicité de cette décision de non-lieu. "Cela confirme ce que nos collègues ont toujours dit, à savoir qu'ils ne sont pas responsables de la mort de M. Ziri. La justice a enquêté de manière sérieuse", a estimé son secrétaire départemental, Ludovic Collignon.

Hasard du calendrier, Arezki Kerfali, qui se trouvait aux côtés d'Ali Ziri le soir du drame, doit comparaître jeudi devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour "outrage à agent" dans cette même affaire. Son avocat, Me Maugendre, a demandé le renvoi de l'audience.

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