Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 10:03

https://www.mediapart.fr/journal/france/251017/une-exposition-sur-les-controles-au-facies-vandalisee-grenoble

Par

À Grenoble, une exposition sur les contrôles au faciès organisée par des habitants a été partiellement recouverte d’affiches par le syndicat policier Alliance, avant d’être vandalisée dans la nuit du 21 au 22 octobre.

Plusieurs affiches ont été déchirées, des pénis géants dessinés sur les restantes. Des panneaux métalliques ont été mis au sol, d’autres déplacés pour former un semblant d’abribus. Dimanche matin 22 octobre 2017, les membres de conseils citoyens indépendants de Grenoble ont découvert le saccage de leur exposition « L’Égalité trahie : l’impact des contrôles au faciès », installée place de Verdun, à Grenoble.

Cette exposition, créée par Open Society Justice Initiative, la fondation du milliardaire George Soros, tourne en France depuis 2013. Elle est passée par la place de la République à Paris, par Toulouse et Strasbourg sans aucun problème. Ed Kashi a photographié des victimes de contrôles d’identité à répétition en raison de leur couleur de peau. Élus, artistes, étudiants, producteurs français, responsables associatifs, ainsi que deux policiers français, y pointent l’impact de ce profilage ethnique, prouvé depuis 2009 par de nombreuses études : la peur, l’humiliation, la fabrication de citoyens de seconde zone, l’inefficacité des contrôles et la perte de confiance envers la police. À Paris par exemple, sur cinq sites testés, un Noir risque 6,2 fois plus de se faire contrôler qu’un Blanc, et un Arabe 7,7 fois. « Une police qui a la population contre elle ne peut pas fonctionner, y indique l’un des deux syndicalistes policiers cités. Ce n’est pas possible. Les contrôles à répétition sont contre-productifs. »

Dans la foulée, le 20 octobre, une vingtaine de policiers se rassemblent à l’appel du syndicat Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix et gradés, pour dénoncer une exposition qui véhiculerait une « haine anti-flic » (voir ce reportage de France 3). Au mépris de la liberté d’expression, les policiers recouvrent les panneaux d’affiches sur lesquelles on peut lire « Stop à la haine anti-flic » et rappelant le nombre de leurs collègues blessés chaque année.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Vérité et Justice pour Ali Ziri
  •  Vérité et Justice pour Ali Ziri
  • : Halte aux violences policières excessives et disproportionnées! Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité.
  • Contact

Profil

Recherche

Catégories

Liens