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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 05:30


C’est une constante depuis des décennies, les expertises médicales et les déclarations des experts auprès des cours de justice servent d’alibi aux forces de l’ordre qui obtiennent des non-lieux pour la mort d’interpellés dans les fourgons de police ou dans les commissariats. Le plus souvent, lors de «pliage», de plaquage ventral ou de clé d’étranglement – trois techniques policières d'immobilisation causes de mort par asphyxie - , les experts attribuent la mort à une «potentielle défaillance cardiaque».

Certes lorsqu’on meurt...le cœur s’arrête. Mais pourquoi s’arrête-t-il lorsqu’on croise une BAC, une BST ou la Gendarmerie? Les experts laissent ouverte l’alternative suivante: l’arrêt du cœur est dû soit à «l’état de stress et d’agitation de l’intéressé au moment de l’interpellation», état qui peut entraîner la décompensation d'une pathologie préexistante, cause d'asphyxie,  soit à une asphyxie mécanique due à une contention...

La «justice» peut alors conclure qu’on ne peut pas savoir quelle est la cause de la mort, et qu’en conséquence les forces de police n’en sont pas responsables ! Et pour entendre un tel "jugement" la famille de la victime doit lutter pendant des années, voire plus d'une décennie ...

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  • : Halte aux violences policières excessives et disproportionnées! Les droits humains ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la sécurité.
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